Copy
“ I felt the space was very familiar. It made sense, as if it were a manifestation of a space that had been in my imagination for a long time. I felt like I had just made a huge discovery and I was excited.  
 
— Ola El-Khalidi, Diala Khasawnih, and Samah Hijawi,
sometimes referred to as Makan’s collective.
[E]

In the study “The Distinct Role of Artist-Run Centres in the Visual Arts Ecology”, Marilyn Burgess reveals that 20% of ARCs “eschew the operation of an exhibition facility in favour of partnering with existing venues to extend their reach.”*  Currently, 26 out of 175 centres fit this category according to ARCA’s new online directory of artist-run centres. What are the possibilities and challenges of this model? Considering the institutional basis of state-funded art is now a given, are temporary, pop-up, or dislocated ARCs simply smaller incarnations of the institutions they wish to critique? Or is renouncing one’s space in fact a negative consequence of external market forces? Such space radicalization can offer fresh opportunities for context-driven projects and for community-engaged processes, however, they may also require different legitimizing frameworks and ethical demands. At the same time, other centres may instead opt for space security by buying or building a new space. Whatever the case, the “Questionnaire” and “Notes on Space” included in this toolkit, produced by artist-consultant Tim Dallett, offer a set of preliminary questions on space and needs and provide a better understanding of the requirements and processes involved in order to 1) better engage discussions at the board level, and 2) make informed decisions on whether or not to engage in a capital development adventure.

The consultation on operating programs in the visual arts sector at the Canada Council for the Arts held in the fall 2014 did not reveal any “new organizational models currently at work. The consultant firm did note, however, that there was a strong resistance to being viewed through business frameworks that are seen to insufficiently address the arts sector. They continue by stating that “much can be learned from innovative strategies in start-up culture, social enterprise and experimental development; as well as emergent non-profit business models that are being explored across other sectors.”**   


A colloquium on social enterprise organized in 2013 by the RCAAQ, and titled "Regards sur l'économie sociale et l'autofinancement : diversité et consolidation" did not produce any short or medium term solutions either, though there's a noticeable increase in crowd funding initiatives. It’s not easy for ARCs specialized in exhibitions/dissemination to attain the expected levels of self-generated revenues with the exception of those that offer studio rentals or production services—a classic “rental” business model used by artists who formed the first artist-run centres, years ago. Seen through this lens, the pressure to diversify revenues by better embracing the market, can in fact be understood as a step back with respect to the gains made in public arts funding that structures the sector through recurring operating grants. 

In conclusion, and to quote Felicity Tayler, organiser of a master class on alternative space, artist-run centres seem caught between the “freedom” to reinvent themselves according to the cycles of the free market, and the very different freedom from oppression sought through social justice (and equity).***  


____________
* MDR Burgess, The Distinct Role of Artist-Run Centres in the Visual Arts Ecology, p. 7.
** Kerr Smith, Art.Future.Change: Investigating the Dimensions of Change in the Visual Arts in Canada, Report prepared for the Canada Council, February 18, 2015.
*** Felicity Tayler, No Closure From Julie Ault, Centre des arts actuels, Skol, 20 October 2011.
« L’espace m’a semblé très familier. Il était logique, comme s’il était une manifestation d’un espace que je m’étais imaginé depuis longtemps. J’avais l’impression d’avoir fait une découverte extraordinaire et j’en étais toute transportée. » 

— Ola El-Khalidi, Diala Khasawnih et Samah Hijawi,
aussi connues sous le nom de collectif de Makan.
[F]

Parmi les centres d’artistes autogérés examinés par Marilyn Burgess dans l’étude « Le rôle distinct des centres d’artistes autogérés dans l’écologie des arts visuels », 20 % préfèrent éviter l'exploitation d'installations d'exposition et travaillent plutôt en partenariat avec des lieux externes de manière à élargir leur rayon d'action*. Actuellement, 26 centres sur 175 entrent dans cette catégorie, selon le nouveau répertoire des collectifs et des centres d’artistes autogérés en ligne. Quels sont les défis et les possibilités de ce modèle? Étant donné que le fondement institutionnel de l’art financé par l’État est désormais une réalité, les centres d’artistes autogérés temporaires, contextuels, ou délocalisés sont-ils simplement des incarnations à plus petite échelle des institutions qu’ils veulent critiquer? Ou la renonciation à un espace est-elle un effet négatif  des forces du marché externes? Une telle radicalisation de l’espace peut ouvrir la porte à des projets contextuels et à des démarches communautaires, mais elle peut également nécessiter des exigences éthiques et des cadres de légitimation différents. D’autres pourront opter pour la sécurité de l’espace en achetant ou en construisant un nouvel équipement. Quelle que soit la décision, le « sondage » et les « notes sur l’occupation de l’espace » fournis dans la trousse produite par l’artiste-consultant Tim Dallett offrent quelques questions préliminaires sur la sécurité d’occupation et les besoins en espace des centres d’artistes autogérés, et vise à offrir une meilleure compréhension des étapes et des processus exigés par des projets d’immobilisation afin de 1) mieux en encadrer les discussions au sein de l’organisme, et 2) de prendre des décisions éclairées quant à l’engagement, ou non, de l’organisme dans un projet d’immobilisation.

La consultation de l’automne 2014 sur les programmes de subvention de fonctionnement dans le secteur des arts visuels du Conseil des Arts du Canada ne semble pas avoir révélé de nouvelles pistes, ni même de modèles organisationnels réellement nouveaux. La firme consultante relève, cependant, « une volonté persistante de la part des organismes de ne pas être examinés en fonction de cadres d’affaires qui n’offrent pas une représentation adéquate du secteur des arts. » Tout en mentionnant qu’on peut « apprendre beaucoup des stratégies novatrices dans la culture du démarrage en affaires, de l’entreprise sociale et du développement expérimental; et dans les modèles d’affaires émergents à but non lucratif qui sont explorées dans d’autres secteurs**. »


Un congrès organisé en juin 2013 par le RCAAQ, intitulé « Regards sur l'économie sociale et l'autofinancement : diversité et consolidation », avait tenté un survol de ces tactiques, mais aucune ne semblait offrir, à court ou à moyen terme, de solutions durables même si on constate une augmentation marquée des campagnes de financement participatif. Peu de diffuseurs atteignent les niveaux de revenus autonomes prescrits, à moins d’offrir des services de location d’espaces d’atelier de création et de production, ou d’autres services de production, un modèle classique employé par les artistes à l’origine des centres d’artistes autogérés. Vue de cet angle, la diversification des revenus pour mieux embrasser le marché peut apparaître comme une régression par rapport aux gains réalisés en matière de financement public des arts qui structure le secteur grâce à des subventions de fonctionnement récurrentes.

Pour terminer, selon Felicity Tayler, organisatrice d’une journée de réflexion sur les espaces alternatifs, les centres d’artistes autogérés semblent coincés entre la « liberté » de se réinventer selon les cycles du marché libre et la liberté très différente de l’oppression recherchée au moyen de la justice sociale (et de l’équité)***.  


____________
* MDR Burgess, Le rôle distinct des centres d’artistes autogérés dans l’écologie des arts visuels, p. 8.
** Helen Kerr, Art. Futur. Changement. Étude des dimensions du changement dans les arts visuels au Canada, 10 février 2015. 
*** Felicity Tayler, No Closure From Julie Ault, Centre des arts actuels, Skol, 20 octobre 2011.

★ ★ ★
 
Last brief :
Promises. 
On Tuesday November 10, 2015

Dernière rubrique :
Promesses.
Le mardi 10 novembre 2015


Previous brief  – Rubrique précédente
 
  

© 2015, Artist-Run Centres and Collectives Conference / Conférence des collectifs et des centres d’artistes autogérés.


Contact :
Anne Bertrand
Director / Directrice
C.P. 125, Succ. C
Montréal (Québec) H2L 4J7
CANADA
+1 514.730.6129
info[arobas]arccc-cccaa[point]org


Update / Mise à jour  
Unsubscribe / Me désabonner


ARCA is a member of / ARCA est membre de :

Visual Arts Alliance 
Canadian Arts Coalition 
Cultural Human Resources Council 

_________

Artist-Run Centres and Collectives Conference wishes to thank the Canada Council for the Arts for its support. / La Conférence des collectifs et des centres d’artistes autogérés reconnaît l'appui financier du Conseil des arts du Canada.