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École Émile Cohl - Le Dessin

 

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La Nouvelle école //

24 juin 2016

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Pour cette dernière newsletter de l'année scolaire 2015-2016, nous vous proposons de revivre la folle semaine des étudiants de dernière année. Il faut croire que la préparation de leur soutenance fut intense. Car après leur passage devant le jury, plusieurs sont restés bloqués devant l'ultime épreuve qui les attendaient : celle d'encadrer leurs meilleurs dessins pour l'exposition de fin d'année !


 



A vos maries-louises


Soixante-neuf étudiants se succédant durant quatre jours pour défendre, en 20 minutes, chacun dans une salle différente, le résultat d’une pleine année de projets : voilà ce que fut la semaine, forcément spéciale, des candidats de la promotion Lotte Reneiger.
 
Ces Cohliens, les derniers à accomplir leur cursus en quatre ans (le diplôme de dessinateur concepteur est désormais sanctionné par cinq années d'études) s’attendaient à un grand moment de solitude pour l’ultime épreuve de leur scolarité : solitude devant les interminables finitions à apportées au livre ou à la vidéo constituant le projet de diplôme, puis à la préparation de la salle dans laquelle ils allaient exposer jusqu'à quarante dessins. Solitude, aussi, de la soutenance proprement dite, devant un jury de dix professionnels et enseignants de l'école*.
 
Mais curieusement, la difficulté n’est pas venue de l'examen. Non, elle s'est imposée à eux juste après, quand il s'est agi d'encadrer leurs originaux ou leurs tirages pour l'exposition de fin d'année. "Pff ! Cela fait des années que je n'ai pas fait de marie-louise", ont soupiré, un à un, ces étudiants qui avaient subitement désappris à fabriquer un passepartout.  L'une d'eux concédera même être restée "trois heures" à sélectionner ses dessins et découper deux maries-louises…

"Carrément bienveillants"

Pourtant chaque matin, dans la "rue centrale", sur le stand dressé pour les rafraîchissements et la collecte des cadres, les commentaires échangés étaient plutôt encourageants. « Incroyable : ils ont été carrément bienveillants », s'était étonnée cette étudiante en animation, en piochant dans un saladier de chamalows. « Tu verras, ça se passera bien », promettait-elle à une candidate à peine arrivée et qui allait prendre son tour. Et même pour cet autre Cohlien convaincu d'être l'éternelle victime de Philippe Rivière, les piques du fondateur de l'école ne lui apparaissaient plus si terribles.
 


A quelques mètres de là, les ateliers se transformaient un à un en salle d'exposition, que les étudiants de l'option édition s'appropriaient à tour de rôle, comme pour un vernissage, en mettant leur touche personnelle dans la scénographie et les choix techniques : eau-forte ici, tempura là, sérigraphie, dessin vectoriel, aquarelle… Ce fut autre chose dans la salle de projection, où une quarantaine de films d'animation et de trailers de jeu vidéo devaient, au total, être présentés suivant la même modalité. Au lieu de déambuler parmi les "dondons" et de décocher une question de temps à autre, les membres du jury concentraient leurs observations sur l'étudiant.

"Ah bon ? Il y a un scénario ?"

Ce qui donnait lieu, parfois, à de rapides débats sur ses intentions artistiques et ses options retenues... comme celui-ci, par exemple, au sujet d'un court métrage humoristique : « Ah bon ? Il y a un scénario dans ce dessin animé ?» fait mine de s'agacer Philippe Rivière. « J'ai bien aimé le côté loufoque, mais je n'y trouve pas de logique narrative ». « Je ne suis pas d'accord », rétorque un membre du jury. « Il y a une vraie homogénéité dans les dialogues, la posture des corps et les attitudes des personnages. Pour moi, l'animation sert bien le récit». « Il s'agit d'une addition de situations », insiste Philippe Rivière. « Est-ce que cela suffit pour en faire un scénario ?» Un troisième membre du jury vole au secours de la candidate, convaincu lui aussi que son court métrage a été bien écrit.

Une fois l'épreuve passée, un étudiant en animation commente : « La soutenance a été un moment d'échange, pas un pur jugement sur la qualité de notre travail. Les membres du jury m'ont beaucoup questionné sur la genèse de mon film et sur ses aspects techniques. On en vient toujours à parler de ce qu'on aimerait faire ensuite, après l'école. Pour moi, ça sera prendre un poste en animation ou en stroryboard. J'ai plusieurs entretiens programmés avec Xilam, TeamTo, Mac Guff et Method Animation – tous obtenus durant le job dating de l'école ».



Toutes les heures, le jury s'est réuni pour délibérer et attribuer une note, au regard de cinq critères clés : la narration, la pertinence graphique du projet, sa cohérence stylistique, la lisibilité du travail, la maîtrise de la couleur et la maîtrise du média. Un sixième critère, cardinal, était indispensable pour obtenir au moins la moyenne de 10 sur 20 : l'aboutissement du travail présenté.
 
Le projet de fin d'études a un poids considérable dans le dispositif pédagogique de l'école. La note attribuée par le jury porte le coefficient 5, contre un coefficient 1 attribué au contrôle continu. Pas étonnant, dans ces conditions, de voir autant de Cohliens présenter ensuite leur projet de diplôme aux maisons d'édition, studios d'animation ou de jeux vidéos, sitôt diplômés : leurs efforts consentis portent déjà la promesse de leur efficacité professionnelle.

 


(*) Les dix membres du jury 2016 :

Delphine Gleize (présidente du jury), agrégée de lettres modernes, maître de conférences à l’Université Lyon 2
Corinne Destombes, directrice de production au studio Folimage
Jean Dorey, consultant, ancien directeur de l’Ecole Centrale de Lyon
Erika Forzy, productrice d’animation au studio Passion Pictures
Christophe Goret (dit Kris), scénariste chez Futuropolis, co-fondateur de la Revue Dessinée
Odile Josselin, éditrice à l’Ecole des Loisirs
Olivier Ribbe, infographiste et illustrateur
Emmanuel Pierre, illustrateur, professeur à l’Ecole Emile Cohl
Philippe Rivière, directeur et fondateur de l'Ecole Emile Cohl
Fabien Roule, infographiste, professeur à l’Ecole Emile Cohl


De gauche à droite : Erika Forzy, Kris, Fabien Roule, Olivier Ribbe, Corinne Destombes, Odile Josselin, Philippe Riviere, Delphine Gleize (présidente du jury), Emmanuel Pierre, Jean Dorey.
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Le chiffre de la semaine


1200 personnes
C'est l'affluence que l'école a enregistrée, vendredi, pour la remise des diplômes aux étudiants de 4e année et le vernissage de l'exposition annuelle des travaux des étudiants, à découvrir jusqu'au 1er juillet prochain.
 

Informations pratiques 


Nouvelle adresse : 1, rue Félix Rollet 69003 Lyon
Plan de situation
École Émile Cohl et ÉCohlCité, écoles du Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes

 

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