Copy
Newsletter MILF #22 - Voir dans le navigateur 
Facebook
Instagram
Twitter
MILF média Mère alors - Newsletter irrégulière pour mères vénères
Kate Foster (série Workin Moms) tire son lait dans les toilettes tout en téléphonant


#22 · CINQUIÈME TRIMESTRE : LE BERCEAU DES INÉGALITÉS


par Fabienne Lacoude
Retour de congé maternité, choses dont je me souviens. D’abord, j’étais hyper contente de reprendre. Lorsque la porte de chez la nounou s’est refermée, j’ai senti le poids qui pesait sur ma poitrine s’alléger d’un seul coup. Je me suis élancée vers ma vie de femme indépendante d’un pas décidé et, si j’avais su danser, j’aurais probablement entamé une chorégraphie style Chantons sous la pluie, pirouettes, claquettes et tours de réverbères. Au travail, j’ai reçu un accueil sympathique, mais sans effusion. Rien de particulier n’avait été organisé pour mon retour. Mon collègue de bureau s’est mis en tête de m’appeler « Maman ». Je l’ai fermement prié d’arrêter. À la cantine, un autre collègue m’a demandé devant tout le monde : « Alors, ça s’est bien passé ? T’as pas eu le truc là… comment on dit… le baby-blues ? » J’ai répondu non, alors que c’était oui, et même que ça s’appelle dépression et pas baby-blues. Je ne voyais pas comment parler de ça entre les « carottes râpées à l’orientale » et le « médaillon de porc sauce forestière ». Pour le reste, j’ai repris mon poste et retrouvé des habitudes qui n’avaient pas évolué d’un pouce — café à 9 h, pause dej’ à midi pile, café à 14 h, pause goûter à 16 h. Ce train-train, que j’appréciais avant mon départ, m’est rapidement devenu intolérable. La maternité ayant provoqué chez moi une sorte de hard-reboot complet, je n’ai jamais réussi à me réadapter. Mes demandes d’évolution de poste n’aboutissant pas, j’ai fini par quitter l’entreprise. Je n’ai jamais regretté, même si, depuis, je me suis considérablement précarisée.
 
La reprise du travail après un congé de maternité n’a rien d’anodin. Pour le monde extérieur, ce moment est considéré comme celui du retour à la normale alors que, pour les mères, c’est une période de bouleversements intimes, familiaux et organisationnels sans précédent. C'est aussi le début de creusement des inégalités domestiques et salariales. Pour sensibiliser à ces enjeux, Clémence Pagnon et Isma Lassouani, spécialistes de l’articulation entre parentalité et travail au sein du cabinet Issence, ont publié en fin d’année 2021 un rapport d’enquête [1] sur ce « cinquième trimestre », un moment critique, trop souvent vécu dans la solitude et l’isolement.
 

Trois mois, ça ne suffit pas


D’après l’enquête, le retour au travail, c’est d’abord une réalité que l’on repousse. Ainsi, sept répondantes sur dix déclarent avoir prolongé leur congé maternité d’au moins trois mois. Pour rappel, la durée légale du congé de maternité post-accouchement en France est de dix semaines, une durée jugée insuffisante pour de nombreuses mères. D’autant plus qu’à cet âge, seul un bébé sur quatre fait ses nuits. Pas simple de se réadapter aux journées de huit heures et aux blagues lourdes de Jean-Michel avec des nuits en kit, un périnée pas gégé et, pour certaines, un allaitement qui se poursuit. Et puis, il y’a la question des modes de garde. D’après le Centre d’observation de la société, en 2015, 44 % des enfants de moins de 3 ans ne bénéficiaient d’aucun mode de garde formel (crèche ou nounou). Qu’elles le choisissent ou qu’elles y soient contraintes, de nombreuses femmes diffèrent donc leur retour au travail, rabotant leurs congés payés ou sacrifiant une partie de leurs revenus en posant un congé parental (nota bene : 98 % des personnes en congé parental sont des femmes).

« Certains employeurs, non sans un certain paternalisme, décident de ne pas proposer tel poste, tel dossier ou telle mutation à une nouvelle mère, présupposant que cela impacterait trop sa vie privée. »

66 % témoignent d’un impact négatif du congé maternité sur leur vie professionnelle.


À leur retour, 28 % des répondantes déclarent n’avoir pas retrouvé leur poste (changement de la fiche de poste, de place dans l’organigramme ou déplacement de leur bureau physique). Globalement, 66 % témoignent d’un impact négatif du congé maternité sur leur vie professionnelle. Quand elles ne sont pas purement et simplement mises au placard, elles peuvent subir un coup de frein brutal dans leur carrière. Une promotion ? Désolé, vous n’avez pas rempli vos objectifs. La titularisation ? On verra l’année prochaine. Votre augmentation ? Impossible, vous venez juste de revenir ! Par ailleurs, beaucoup d’employeurs considèrent que « maman » égale « pas dispo », comme me l’a expliqué Clémence Pagnon : « L’idée selon laquelle une mère fait forcément passer ses enfants avant sa carrière est très ancrée. Certains employeurs, non sans un certain paternalisme, décident de ne pas proposer tel poste, tel dossier ou telle mutation à une nouvelle mère, présupposant que cela impacterait trop sa vie privée. » Selon le dernier baromètre du Défenseur des droits, la maternité est la troisième source de discrimination des femmes au travail après leur sexe et leur apparence physique.
 

« Souvent, c’est à la mère de se sacrifier. »


Enfin, le cinquième trimestre, c’est le rude apprentissage de la conciliation vie pro/vie perso qui consiste, en gros, à faire (sans échauffement et sans montrer que c’est dur) le grand écart entre deux univers considérés comme hermétiques. « J’avais l’impression d’être toujours en retard pour récupérer mon enfant et pas assez impliquée au travail parce que, à 17 h, il fallait partir vite », témoigne une répondante à l’enquête d’Issence. « Le moindre caillou dans la machine (grève, enfant malade…) me faisait paniquer. Quand votre famille n’est pas à côté, vous devez vous débrouiller à deux et, souvent, c’est à la mère de se sacrifier », raconte une autre. Et on ne parle même pas des mères solos ! Concilier, en théorie, ça concerne tout le monde. En pratique, c’est un truc de daronne. En 2018, les femmes qui travaillent étaient quatre fois plus souvent à temps partiel que les hommes. Plus les femmes ont d’enfants, plus elles réduisent leur temps de travail alors que les hommes ne prennent pas plus leurs mercredis quand ils ont plusieurs enfants (8 % seulement des pères de familles nombreuses travaillent à temps partiel contre 41 % des mères). Les femmes sont aussi plus attentives que leurs partenaires à travailler à proximité de chez elles et pas trop loin de la crèche ou de l’école. Quand elles le peuvent, elles privilégient des entreprises qui leur permettent de travailler à temps partiel ou avec des horaires flexibles. Ces conditions permettent de concilier vie familiale et vie professionnelle, mais réduisent leurs marges de négociation avec les employeurs et leurs opportunités salariales. Résultat : tous âges confondus, dans le secteur privé, l’écart de salaire entre pères et mères est de 23 % contre « seulement » 7 % pour les salarié·e·s sans enfant.
 

« Les entreprises doivent d'abord respecter la loi. »


La presse féminine ne manque pas de conseils pour un cinquième trimestre réussi. Le site Mum to be, par exemple, considère que « l’un des meilleurs moyens pour bien revenir consiste à ne jamais vraiment couper avec son travail » ce qui est « bien vu par la hiérachie » (tu m’étonnes !) Idem chez 20minutes où la daronne en post-partum aura pris le soin de « conserver un lien avec [ses] collègues » et de «lire la presse professionnelle […] afin de rester à jour ». De nombreux sites comme le Journal des Femmes conseillent aussi de « se faire plaisir » (et de délester un peu son portefeuille) : « Pour votre retour au travail, faites-vous plaisir en vous achetant de nouveaux vêtements. Chaussures, chemisiers, vestes vous redonneront confiance en vous pour un retour au travail en toute beauté ». En plus de réduire le temps effectif de congé de maternité (relever ses mails et lire la presse professionnelle, c’est du travail) et de les accabler de nouvelles injonctions, cette posture rend les femmes responsables de la réussite ou de l’échec de leur reprise. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, si ça vous fait plaisir, mais la responsabilité individuelle ne saurait effacer la responsabilité des entreprises et de la société toute entière. Comment, alors, prendre en charge collectivement les enjeux du cinquième trimestre ? « Les entreprises doivent d’abord respecter la loi, rappelle Clémence Pagnon. Dans notre enquête, 81 % des femmes ont repris le travail sans bénéficier de leurs droits (visite médicale, entretien de retour avec leur responsable). Il y a aussi un travail de déconstruction à faire autour des stéréotypes : une salariée devenue maman n’est pas nécessairement moins impliquée. » Messieurs-dames des ressources humaines, il est temps de vous mettre à la page. Pour vous y aider, Issence a élaboré le Parental Challenge, un guide pratique à destination des chef·fe·s d’entreprises et des services RH qui présente 100 actions concrètes (et, pour la plupart, gratuites) à mettre en place pour une meilleure prise en compte de la naissance et de la jeune parentalité en entreprise.


Changement culturel


Plus globalement, il est temps d’admettre que oui, les parents de jeunes enfants ont plus de contraintes et que non, iels ne peuvent pas être aussi investi·e·s qu’avant dans leur travail, au moins quantitativement. Il faut, bien sûr, prévoir une meilleure répartition des congés parentaux et du travail domestique pour que les contraintes de la vie privée cessent de peser exclusivement sur les femmes. Mais il faut surtout bousculer les normes qui régissent le monde du travail salarié : présentéisme, productivisme, individualisme, concurrence etc. Clémence Pagnon est confiante : « La crise du Covid nous a montré que le mythe de la séparation des sphères ne tient plus. Aux postes de direction, de plus en plus de jeunes parents de la génération Y œuvrent pour donner une véritable place à la parentalité en entreprise. Le changement culturel est en cours. » Pour ma part, j'ai décider d'arrêter de vouloir tout faire et tout faire bien (enfin, j'essaye). Dans Pourquoi les pères travaillent-ils trop ? (Albin Michel, 2019), la psychologue Sylviane Giampino décrit les enfants comme des « ralentisseurs humanisants ». Prenons exemple sur nos enfants : humanisons nous, ralentissons !
 
Et mère alors !
Crédit illustration : Kate Foster (Catherine Reitman) de retour au travail dans la série Workin' Moms
 
[1] Résultats portant sur 680 femmes ayant expérimenté un retour de congé maternité en tant que salariées en France. Questionnaire diffusé entre juillet et octobre 2021 via le site Internet et les réseaux sociaux d’Issence. L'échantillon n'est pas représentatif de la l'ensemble de la population : 6 répondantes sur 10 sont cadres supérieures et plus de 98 % vivent en couple.
Besoin d'aide ?

📱 Melly Demelo, une application qui accompagne les parents dans la traversée du cinquième trimestre.
🎧 La reprise, le podcast de Thi Nhu An qui explore a fin du congé maternité / paternité / parental, et la reprise (ou pas) du travail.
📺 Workin’ Moms, l’incontournable série de Catherine Reitman qui aborde largement les enjeux du cinquième trimestre.
MILF est un média 100% indépendant et 100% gratuit. En faisant un don régulier (c'est mieux) ou ponctuel (c'est déjà ça) sur Tipeee, tu peux rémunérer mon travail et soutenir MILF.
La basketteuse Valériane Ayayi Vukosavljevic, enceinte de trois mois et demi, arbore ses médailles de Championne de France, Vice Championne d’Europe et Médaillée d'argent aux JO de Tokyo

Parce qu’une féministe, ça râle souvent, mais ça agit aussi beaucoup, cette rubrique met à l’honneur les personnes, les associations, les lieux, les outils qui aident les darons, daronnes, minots et minotes au quotidien.


 

L'atelier des mères, lire, écrire, parler



 

Créé par Alice Legendre (@alicepostpartum) en 2021, L’atelier des mères est un espace dans lequel les mères peuvent échanger par le biais de l’écriture.

À partir de textes d’autrices, d’extraits de podcasts ou de paroles de chansons, chaque atelier permet d’explorer un thème en lien avec la maternité en suivant une consigne d’écriture. Par exemple, « écrire un texte à partir de la phrase "J'ai peur de devenir folle" », d’après un extrait des Orageuses, de Marcia Burnier (Ed. Cambourakis, 2020). Après un temps d’écriture, chacune lit son texte à voix haute puis le groupe échange à partir de ce qui a été écrit. « J’avais envie de créer un endroit où tout pourrait être dit concernant la maternité, m’a expliqué Alice. Je voulais aussi permettre aux mères de créer, d'écrire, car contrairement aux idées reçues, la maternité n'empêche pas de créer, bien au contraire. »
 
Infos pratiques : des ateliers en visio ont lieu tout au long de la semaine, le soir et le weekend. Chaque atelier dure 1 h 30. Prix libre à partir de 10 €. Le 20 de chaque mois, Alice envoie le planning pour le mois suivant par mail à sa liste de diffusion. Pour s’inscrire, contacter Alice directement via son compte Instagram.
 
Pour l’instant les ateliers sont réservés aux mères mais Alice envisage d’ouvrir certains ateliers à toutes les femmes à partir de février 2022.
 

La fille renne est un·e photographe et tatoueureuse non-binaire lyonnais·e également co-fondateurice, avec Raphaëla Icguane, de Polysème Magazine, une revue sur le féminisme et l’art. Dans #RecupererNosCorps, à la fois projet de recherche et travail photographique, l’artiste explore le sujet des violences gynécologiques et obstétricales d’un point de vue inclusif et intersectionnel, c’est à dire pas uniquement par le prisme du sexisme, mais aussi des autres discriminations (racisme, grossophobie, validisme, putophobie…) Un autre aspect du projet consiste à documenter les stratégies mises en œuvre par les personnes pour se réapproprier leurs corps, leur sexualité et les savoirs liés à leur intimité. Ce travail au long cours comprend la rédaction d’un essai, le recueil de témoignages et l’illustration photographique de ces récits. L’ensemble devrait être publié dans un ouvrage aux alentours du printemps 2022. Ci-dessous, une photo de femme enceinte ayant subi par le passé une opération de chirurgie baryatrique assez catastrophique : l'occasion de se rendre compte que tous les ventres de grossesse ne sont pas ronds comme des ballons.

 
La fille renne, RecupererNosCors, photo de femme enceinte après une opération de chirurgie baryatrique ayant mal tourné

Crédits : @lafillerenne


Dans son essai Le regard féminin, Iris Brey définit le « female gaze » comme un regard qui « adopte le point de vue d’un personnage féminin pour épouser son expérience ». Dans son sillage, j'ai eu envie d'explorer les représentations de la maternité dans l'Art, à la rechercher d’œuvres qui rendent compte avec subversion, originalité, humour ou simplement honnêteté de l'expérience maternelle.
S'INFORMER, SE RÉJOUIR, SE RÉVOLTER
  • Maternités « tardives ». Recompositions familiales, recul de l’âge de la première grossesse, recours plus large à la PMA… d’après les conclusions d’une étude de l’Insee publiée le lundi 10 janvier, le taux de fécondité des femmes entre 40 et 50 ans aurait triplé depuis les années 1980. Pour la première fois depuis 1947, nous apprend Marie-Claire, le taux de grossesse des femmes de 40 ans dépasse celui des femmes de 20 ans et moins.
  • Inséminations abusives. Le 2 novembre 2021, l’association PMAnonyme alertait l'Ordre des médecins car elle soupçonnait trois gynécologues français d'avoir eu recours à leur propre sperme pour inséminer des patientes « et ce, à leur insu ». Trois membres de l’asso ont en effet découvert des liens génétiques avec les familles des gynécologues de leurs mères. Pour l’heure, l'Ordre des médecins n’a pas précisé quelles suites il souhaitait donner à cette alerte.
  • Anatomie et inclusivité. Début décembre, une planche anatomique représentant un fœtus noir dans le ventre de sa mère est devenue virale. Elle a été réalisée par Chidiebere Ibe, un étudiant en médecine nigérian soucieux d’apporter plus de diversité dans les représentations médicales. Toutes ses planches et illustrations sont à retrouver sur son compte Instagram.
  • Choix du nom de famille. La proposition de loi pour « garantir l’égalité et la liberté dans l’attribution et le choix du nom » sera examinée en première lecture à l’Assemblée nationale le 26 janvier 2022. Si elle est votée, cette loi permettra aux mères de transmettre plus facilement leur nom à leur(s) enfant(s), y compris quand ce n’est pas le choix qui a été fait à la naissance ; chaque personne majeure pourra aussi changer une fois dans sa vie de nom de famille, soit pour prendre le nom de son autre parent, soit pour accoler les deux noms. Une proposition ardemment défendue par le collectif Porte mon nom.

📖 « Mais on ne te croira pas ». Lorsque Betty se réveille à la maternité, elle a accouché d’un petit garçon sans trop savoir comment. Dans la foulée, elle apprend que son mari est retenu en otage en Somalie et que son fils a été baptisé Noé par un mystérieux inconnu qui prétend être son père. Elle tente de donner l’alerte, mais personne ne la croit. Personne ne la croit jamais. Rapidement, Betty perd pied. Elle est alors recueillie dans une unité mère-bébé où, avec le soutien de professionnel·le·s et de mamans aussi attachant·e·s que fantasques, elle s’éveille doucement à la maternité. Mais autour d’elle, la mort rôde et de sombres souvenirs remontent à la surface… Après le bouleversant Maternité, Françoise Guérin revient avec On noie bien les petits chats (Eyrolles, 2022), un thriller psychologique haletant et une belle incursion dans l’univers secret de la psychiatre périnatale. Délicieusement glaçant.

📺 « Contre-nature ». Leda, 48 ans, passe quelques jours seule sur une île grecque. Elle y rencontre Nina, jeune mère un peu au bout du roul’ qui lui rappelle beaucoup celle qu’elle était à son âge, à l’époque où sa soif de liberté se heurtait à deux petites filles bien mignonnes, mais encombrantes et assez peu compatibles avec une carrière universitaire. Leda n’est ni gentille, ni douce, ni toujours polie. Surtout, elle incarne la face sombre de la maternité, celle que nous contemplons avec une fascination mêlée de peur : et si j’étais elle ? Dans The Lost Daughter (Netflix), La réalisatrice Maggie Gyllenhaal nous offre le portrait sublime d’une femme, d’une mère (Olivia Colman, stupéfiante) « contre-nature », comme iels disent. Bouleversant et jubilatoire.

👂 Allaiter, comment, pourquoi. Certaines ont allaité, d’autres pas, certaines quelques jours, d’autres plusieurs années, certaines ont voulu et n’ont pas pu, d’autres ne voulaient pas et puis finalement, pourquoi pas, pour certaines, c’était le kiff total pour d’autres, un chemin de croix. Dans « Allaite-moi si tu peux », dernier épisode de l’excellent Un podcast à soi, la non moins excellente Charlotte Bienaimé donne à entendre des mères qui parlent d’allaitement, tout simplement. Ce récit choral dresse un portrait nuancé de cette expérience infiniment plus complexe que le simple choix « tu veux ou tu veux pas ».

MILF est un média 100% indépendant et 100% gratuit. En faisant un don régulier (c'est mieux) ou ponctuel (c'est déjà ça) sur Tipeee, tu peux rémunérer mon travail et soutenir MILF.
Facebook
Instagram
Twitter
Email
On se revoit dans (plus ou moins) quinze jours !
Ça t'a plu ? Partage cette newsletter !
Transférer Transférer
Partager Partager
Tweeter Tweeter
"Mère alors" est une newsletter propulsée par MILF média.
Si tu n'es pas encore inscrit·e, tu peux le faire ici.
Si tu veux te désinscrire, c'est par là.
Copyright © MILF media • Maternités Informées, Libres & Féministes
Conception : Caroline Henrion


Newsletter envoyée à <<Votre adresse e-mail>>
Vous pouvez modifier vos préférences ou vous désinscrire :'( 

Email Marketing Powered by Mailchimp