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NUMÉRO
14
JUIN
2017

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« [...] quand les gens voient un spectacle du Théâtre de l’Œil, ils comprennent mieux la complexité de la chose, le savoir faire qu’on a développé… »
Nicolas Germain-Marchand, marionnettiste

 

NICOLAS GERMAIN-MARCHAND,
PROFESSION MARIONNETTISTE

Entretien avec le marionnettiste

« Pour être marionnettiste, il faut de gros bras et un petit ego », dit André Laliberté avec son fameux sens de la formule. En effet, le manipulateur se cache souvent derrière l’objet manipulé, à qui il prête voix et vie. « Et c’est plus difficile qu’on ne le pense ! », renchérit Nicolas Germain-Marchand.

Depuis sa sortie de l'École nationale de théâtre en 2006, Nicolas Germain-Marchand a joué dans plusieurs spectacles pour jeune public, parmi lesquels Alice au pays des merveilles du théâtre Tout à Trac et Noeuds papillon du Théâtre Ébouriffé. En tant que marionnettiste, il a participé à six productions du Théâtre de l'Œil.

Tout a commencé pour lui alors qu’il était en quatrième année à l’École nationale de théâtre. Grâce à un programme spécial de formation, les étudiants pouvaient aller se perfectionner en chant, en écriture, en danse... « Avec Estelle Richard, on a choisi la marionnette, raconte Nicolas Germain-Marchand. Denise Guilbeault, qui était alors directrice des études,  nous a conseillé d’aller voir la meilleure personne qui fait de la marionnette à Montréal. C’était André Laliberté, qui nous a accueillis les bras grands ouverts ».

Plutôt que de montrer les différentes techniques, André Laliberté a proposé à ses deux stagiaires de monter un spectacle. C’était Un Autre Monde. « À la fin du stage,  on a appris que le spectacle était programmé à la Maison Théâtre, et la saison suivante, on y jouait ! Depuis, Estelle et moi sommes restés au Théâtre de l’Œil.»

Ensuite, Nicolas a fait des remplacements sur La Cité des loups et sur Ah la vache ! avant de reprendre La Félicité. Puis, il y a eu la création de Corbeau et du Cœur en hiver, qu’il interprète en français et en anglais. 



Grandeur et misères du marionnettiste

c708aecd-76cb-4a31-92e5-58bbbf740b33.jpg« À chaque production, j’ai appris une nouvelle technique. La marionnette de table à manipulation directe pour Un Autre Monde, de type Bunraku et à tige pour La Cité des Loups. C’est un métier très physique, notre énergie doit s’investir dans l’objet qu’on manipule. Parfois, certaines positions sont douloureuses, mais il faut apprendre à les tenir, à passer par-dessus l’inconfort. Sur le plan du jeu, on dépend de quelque chose de matériel, on est à la merci d’un objet qui a ses propres contraintes, ça peut être stressant. Si une marionnette perd un pied pendant une représentation, qu’est-ce qu’on fait ? Il faut réfléchir vite, savoir comment compenser, réparer, et jouer en même temps… En tant que comédien, la marionnette me permet d’aller plus loin. Improviser avec un masque ou une marionnette est plus facile, on se censure moins. Ce n’est pas nous que l’on regarde, ni même le personnage, mais l’objet, le marionnettiste disparaît derrière le personnage ».

S’il faut donc parfois souffrir pour être marionnettiste, qu’on se rassure, on rencontre dans ce métier de grandes joies : « J’aime beaucoup jouer pour les enfants, reprend Nicolas, et j’adore les discussions après le spectacle, qui permettent de voir ce que les enfants ont compris, aimé, ou ce qui les a choqués. Ils posent de nombreuses questions et, souvent,  se répondent à eux-mêmes, en trouvant des choses étonnantes. Au Théâtre de L’Œil, les spectacles sont porteurs de grandes thématiques. Dans Corbeau, la mort de la grand-mère est interprétée de multiples façons. Je me souviens d’un enfant qui se demandait où était partie la grand-mère. Puis il a dit : "elle est dans le pays où les animaux parlent…" »



Des expériences diverses et variées

Quand on est autodidacte, l’apprentissage est plus long, et cela, Nicolas Germain-Marchand le sait bien : « Les étudiants qui sont passés par le DESS savent fabriquer les marionnettes, ils ont pratiqué différentes techniques de manipulation. Pour moi, tout reste à découvrir à chaque fois. En revanche, ma formation en jeu est très utile pour créer différents personnages, soutenir divers registres. Tout ce qu’on apprend en jeu entre humains peut se transposer à la marionnette ».



Avec Stéphane Heine et Estelle Richard, deux marionnettistes de la famille de l’Œil qui ont fondé leur propre compagnie, Échantillon 23, Nicolas joue dans La Fourmilite, un spectacle de rue qui expérimente la fusion entre la marionnette et son manipulateur : « ça nous amène sur un autre terrain. Avec cette courte forme, on peut jouer partout… ».

Ne dites surtout pas à Nicolas que la marionnette est un art mineur : « Beaucoup d’idées reçues circulent sur la marionnette, mais quand les gens voient un spectacle du Théâtre de l’Œil, ils comprennent mieux la complexité de la chose, le savoir faire qu’on a développé…»


Propos recueillis et mis en forme par Michelle Chanonat.



LE COEUR IN WINTER

1c27f342-1462-453e-84ca-e07d08b2f977.jpgDepuis plus de 30 ans, Micheline Chevrier travaille au Canada et à l’étranger à titre de metteure en scène et dramaturge.  Directrice artistique d’Imago Théâtre, elle officie dans les deux langues, avec toutefois une prépondérance de l’anglais. Pour les comédiens du Cœur en hiver, elle a fait office de coach pour la version anglaise. Mais, comment s’effectue le passage du français à l’anglais ?

« Il s’agit tout d’abord de comprendre la capacité et la facilité de chacun des comédiens avec la langue qu’ils doivent apprendre, explique Micheline Chevrier. Ensuite, une fois que nous l’avons déterminé, nous travaillons sur la musicalité de la langue et les intentions du texte. Il est très important pour moi de comprendre les intentions jouées pour chaque personnage, afin de savoir où mettre l’emphase. On peut avoir une intention dans une réplique en français qui, transférée en anglais, communique tout autre chose et donne un autre impact.

Pour les comédiens, le plus difficile est de se sentir à l’aise et libre en jouant dans une autre langue, sans être préoccupé par la suite des mots, la syntaxe... Pour ceux qui parlent très bien l’anglais, il s’agit de trouver un ton plus sophistiqué, de pouvoir communiquer avec aisance et de trouver une musicalité plus recherchée. Avec l’équipe du Cœur en hiver, c’était facile, tout le monde parle l’anglais ! Le public anglophone va peut-être entendre un petit accent, quelques mots, quelques sons qui vont trahir l’origine des comédiens. Mais la compréhension sera parfaite. Eh oui, c’est difficile de se défaire complètement de l’accent francophone…»



COURTES MAIS BRÈVES

Sur la route...

Fidèle à sa réputation de grand voyageur, Le Porteur / The Star Keeper s’est offert une virée dans l’Ouest canadien. Il a été vu à Banff et au Vertigo Theatre de Calgary. La saison prochaine, Le Porteur fêtera ses 20 ans de tournée avec une série de représentations à la Maison Théâtre, en mars 2018. Le 163e numéro de la revue JEU revient sur le parcours exceptionnel du Porteur en publiant une entrevue d’André Laliberté.

Après une tournée dans la grande région de Montréal, Le Cœur en hiver / A Heart in Winter est parti à la conquête du public anglophone en se donnant en spectacle au Ottawa Children’s Festival, au  Calgary International Children’s Festival et au Vancouver International Children’s Festival.

En juillet, Le Cœur en hiver sera de la programmation du Festival International des Arts de la Marionnette à Saguenay. Maude Desrosiers remplacera Estelle Richard, qui attend un heureux événement pour l’automne.

Pour la prochaine saison, Le Cœur en hiver se produira à Sudbury à l’automne. Puis, il fera le tour des Maisons de la culture de l’île de Montréal avec Le Conseil des arts de Montréal en tournée, en plus de jouer à Longueuil et Laval. Et on vous réserve une surprise pour le temps des fêtes.

Pour voir le calendrier complet

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Un Autre Monde : le retour

Répondant à l’invitation de Louise Lapointe, directrice du Festival Casteliers, Un Autre Monde / A New World a été représenté en mars 2017 au Théâtre Outremont. Avis aux diffuseurs : une nouvelle captation vidéo a été réalisée après le festival. Le spectacle est disponible pour la tournée en 2017-2018. Il sera, entre-autre,
 à la Maison de la culture Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension en mai 2018, dans le cadre des représentations scolaires de L'enfant et les arts. 
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Quelque chose dans le four

L’auteur Larry Tremblay, la metteure en scène Martine Beaulne et le scénographe Richard Lacroix sont en train de préparer dans le plus grand secret ce qui sera la prochaine création du Théâtre de l’Œil. Même pas vrai ! : que les sceptiques soient confondus, c’est le titre (provisoire) du spectacle. 

 


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CRÉDITS

Le cœur en hiver
Texte : Étienne Lepage Mise en scène : Catherine Vidal Conseiller artistique : André Laliberté Scénographie
et marionnettes :
Richard Lacroix Conception sonore : Francis Rossignol Éclairages :  Alexandre Pilon-Guay


Le Porteur 
Scénario : Richard Lacroix, André Laliberté, Richard Morin Mise en scène : André Laliberté Marionnettes : Richard Morin Décor et Accessoires : Richard Lacroix Musique : Libert Subirana Éclairages : Luc Désilets
 

Un Autre Monde 
Texte : Réjane Charpentier Mise en scène : André Laliberté Marionnettes et décor : Richard Lacroix
Collaboration à la mise en scène : Muriel Desgroseilliers Musique : Silvy Grenier Éclairages : Gilles Perron


Infolettre
Texte : Michelle Chanonat  Traduction : Denise Babin Coordination : Marie-Claude Boudreault 
Gabarit : Julien Bertier Graphisme : Marie-Claude Boudreault Crédits photos : (1) Julie Artacho - 
(2) Léon Gniwesch - (3) Michel Pinault - (4) Léon Gniwesch - (5) Richard Lacroix - (6) Richard Lacroix -
(7) David Cooper - (8) Léon Gniwesch

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THÉÂTRE DE L'ŒIL
Compagnie de création et de tournée en théâtre de marionnettes
Montréal (Québec) Canada
info@theatredeloeil.qc.ca
www.theatredeloeil.qc.ca

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