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La ministre accepte les 60 recommandations faites par l’Ombudsman pour aider les adultes ayant une déficience intellectuelle en situation de crise

L'échec systémique de l'Ontario à venir en aide à des familles désespérées et vulnérables, qui se trouvent dans l'incapacité de s'occuper d'un être cher atteint de déficience intellectuelle, a plongé beaucoup d'entre elles dans des situations difficiles et souvent dangereuses. C'est ce que révèle l'Ombudsman Paul Dubé dans le tout dernier rapport de son Bureau, qui est paru le 24 août.


 
Dans ce rapport intitulé Dans l'impasse, l'Ombudsman fait un compte rendu de l'enquête menée par son Bureau sur plus de 1 400 plaintes de familles d'adultes ayant une déficience intellectuelle, en situation de crise, dont des adultes abandonnés, maltraités, indûment hospitalisés ou emprisonnés.
 
L’Ombudsman a fait 60 recommandations, soulignant le besoin urgent de plus nombreux soutiens et services,  et d'une surveillance plus rigoureuse. Toutes ont été toutes acceptées par la ministre des Services sociaux et communautaires.

   
Le rapport détaille 18 cas d'adultes ayant une déficience intellectuelle et des besoins complexes qui se sont retrouvés sans abri, ont été maltraités, abandonnés ou placés indûment dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée, et même des prisons. Un homme de 24 ans a vécu plusieurs mois dans un foyer de soins de longue durée où il a blessé une personne âgée et a été agressé par une autre. Un homme atteint d'autisme a passé 12 années en unités psychiatriques. Une femme qui ne pouvait plus rester dans une maison où elle était maltraitée a été déplacée 20 fois en 34 jours. Une autre a été abandonnée par une membre de sa parenté, épuisée et malade, après le décès de deux autres aidants familiaux.
 

Ces « cas extrêmes et flagrants » constituent « une forme actuelle d’institutionnalisation », dit M. Dubé dans son rapport.
 
L'Équipe d'intervention spéciale de l'Ombudsman a notamment fait des entrevues avec plus de 200 familles et responsables, et examiné plus de 25 000 documents, y compris des rapports d'enquête similaires du coroner et de la Vérificatrice générale de l'Ontario. Le personnel de l'Ombudsman a aussi travaillé au règlement de crises individuelles, au fur et à mesure qu'elles survenaient – aidant notamment plus de 20 personnes à quitter un hôpital pour un lieu de résidence plus adéquat. En savoir plus

Dans les nouvelles
   
Dans un rapport publié à la fin du mois de juin, intitulé Une question de vie ou de mort, l’Ombudsman a aussi fait 22 recommandations au ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels dans l’objectif de sauver des vies, en garantissant que les policiers sont mieux formés à recourir aux techniques de désescalade avant d’employer une force mortelle.
 
Ces deux rapports, Une question de vie ou de mort et Dans l’impasse, ont fait au total 82 recommandations au gouvernement, qui contribueront à remédier à des problèmes systémiques d’envergure provinciale. Comme M. Dubé l’a souligné récemment en conférence de presse, l’acceptation de ces recommandations indique que « [le gouvernement] perçoit la valeur que peut avoir notre travail pour l’aider à optimiser les services aux Ontariens ». L’Ombudsman suivra les progrès accomplis par les ministères dans la mise en œuvre de ses recommandations, qui comprennent un engagement à faire des comptes rendus réguliers à son Bureau.
 

Secteur parapublic : Cas récents
 
C’est un nouveau jalon : Nous avons reçu plus de 3 000 plaintes sur des municipalités, universités et conseils scolaires depuis que notre mandat s’est étendu à ces secteurs. Depuis le 1er septembre, 683 plaintes nous sont parvenues à propos de conseils scolaires, ainsi que 2 155 plaintes sur des municipalités et 166 sur des universités depuis le 1er janvier. La majorité de ces cas ont été réglés officieusement, généralement en aiguillant les dossiers vers des responsables locaux.
 
Conseils scolaires : Une femme s’est plainte à nous, disant qu’elle et son mari avaient reçu un « Avis d’interdiction d’entrer » d’un conseil scolaire en octobre 2012, sans date d’expiration et sans justification écrite. Notre Bureau a confirmé que le directeur de l’éducation était en droit de communiquer un tel avis, mais que le conseil scolaire devrait instaurer des politiques et procédures plus claires sur les avis d’interdiction d’entrer. Le conseil scolaire a accepté d’élaborer des procédures pour éviter tout incident futur et de les communiquer à notre Bureau.
 
Dans un autre cas, un élève s’est plaint disant que l’une de ses camarades d’école s’était vu refuser l’entrée en classe car elle avait les épaules nues. Il avait envoyé un courriel au conseil scolaire, mais n’ayant pas eu de réponse, il s’est tourné vers notre Bureau. Notre Bureau a facilité les communications entre le conseil scolaire et cet élève, qui a été satisfait de la réponse du conseil.
 
Municipalités : Après avoir fait une demande de prestation à Ontario au travail, une femme a été informée qu’elle était admissible à 1 850 $ pour couvrir son premier mois et son dernier mois de loyer, pour un appartement où elle allait emménager en août. Mais peu de temps après, elle a été avisée qu’elle n’aurait droit qu’à 825 $ – soit le coût du premier mois de loyer – et qu’elle ne recevrait cet argent qu’à la fin du mois. Entre-temps, cette femme avait quitté son ancien appartement le 31 juillet et habitait dans un hôtel avec sa fille, âgée de 15 ans. Notre Bureau est intervenu et a demandé pourquoi le montant de cette aide avait changé, et pourquoi la bénéficiaire ne recevrait l’argent qu’à la fin du mois. Après avoir examiné le dossier, des responsables locaux d’Ontario au travail ont décelé deux erreurs qui avaient eu des répercussions sur le financement, dont l'une indiquait que cette femme avait un endroit où habiter jusqu’à la fin d’août. Ontario au travail a immédiatement pris des dispositions pour envoyer l’argent au propriétaire et cette femme a pu emménager dans son nouvel appartement.
 

Consultez nos brochures pour en savoir plus sur les plaintes à propos des municipalités, des universités et des conseils scolaires, ou remplissez un formulaire de plainte ici.
 

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