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Dans ce numéro :


L’AMC APPUIE LA TARIFICATION DU CARBONE POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

 

L’AMC et ses membres, parmi lesquels figurent certaines des plus grandes sociétés minières du pays, ont publié leurs principes d’élaboration d’une politique sur les changements climatiques dans le but de contribuer à l’adoption d’une stratégie pancanadienne pour faire face à cet enjeu de première importance. 

« Une des plus grandes industries canadiennes se prononce en faveur de la tarification du carbone, qui constitue à ses yeux le moyen le plus efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de réaliser des progrès significatifs dans la lutte planétaire contre les changements climatiques. Cet appui à la tarification du carbone est guidé par nos principes d’élaboration d’une politique sur les changements climatiques et repose sur 16 années d’efforts continus déployés par nos membres dans le but de réduire nos émissions grâce à la technologie et à l’innovation et d’accroître notre efficacité énergétique. »

— Pierre Gratton, président et chef de la direction, AMC

En vue de la mise sur pied d’un régime de tarification du carbone, les Principes d’élaboration d’une politique sur les changements climatiques de l’AMC suggèrent de miser sur les éléments suivants : 

  • Tarification du carbone à grande échelle applicable à tous les secteurs de l’économie canadienne.
  • Neutralité sur le plan des revenus, c’est-à-dire que tous les revenus générés par la tarification du carbone devraient être réinvestis dans le développement de technologies vertes afin de faciliter la transition vers un avenir à faible empreinte carbone, ce qui inclut l’adaptation climatique, tout en s’assurant que les industries à forte intensité d’émission et tributaires du commerce bénéficient de conditions équitables. 
  • Réponse aux préoccupations en matière de compétitivité et de transfert d’émissions de carbone dans tous les secteurs, afin de prévenir le déclin des investissements, de l’emploi, des recettes fiscales et du commerce. 
  • Caractère prévisible et flexible, modelé en fonction de conditions changeantes pour permettre aux consommateurs et à l’industrie de s’adapter et d’assurer un juste traitement des régions. 
  • Simplicité, complémentarité et efficacité pour s’assurer que la politique nationale de lutte aux changements climatiques s’harmonise aux plans provinciaux existants en évitant les chevauchements, tout en étant facile à comprendre et à gérer.
  • Soutien au développement et à l’adoption de technologies qui réduisent les émissions au moyen d’investissements en capital, sous forme, par exemple, de partenariats entre le public et le privé.  
  • Reconnaissance des mesures précoces pour tenir compte du fait que certaines entreprises ont fait preuve d’initiative dans la réduction de leur empreinte climatique et que plusieurs provinces ont déjà adopté des plans de lutte contre les changements climatiques.

L’AMC a publié son premier énoncé de principes sur les changements climatiques en 2000. Au cours des années suivantes, l’association et ses membres se sont employés à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire leurs émissions de GES au moyen de mesures comme l’initiative Vers le développement minier durable (VDMD) de l’AMC, ainsi que d’efforts d’entreprises individuelles. En 2009, l’AMC a souscrit à la politique du Conseil international des mines et métaux sur les changements climatiques, reconnaissant la nécessité d’un effort mondial systématique pour réduire l’ampleur des changements climatiques d’origine humaine et s’adapter à leurs répercussions.

Le temps est venu pour les gouvernements, les industries et tous les Canadiens de faire preuve d’une grande créativité pour atteindre nos objectifs d’émissions. L’industrie minière canadienne estime faire partie de la solution. Dans un monde où l’empreinte carbone est réduite, nos produits sont essentiels, qu’il s’agisse du cuivre se trouvant dans les voitures électriques, du nickel et du charbon métallurgique servant à produire l’acier des éoliennes, des terres rares et des métaux précieux entrant dans les batteries de dernière technologie ou encore de l’uranium permettant de générer de l’énergie nucléaire sans produire d’émissions de carbone.

Télécharger les Principes d’élaboration d’une politique sur les changements climatiques de l’AMC à www.mining.ca/fr/nouvelles-et-activites.

PLEINS FEUX SUR LES FINALISTES

PRIX D’EXCELLENCE VDMD 2016

 

Les finalistes pour les prix Vers le développement minier durable (VDMD) 2016 en engagement communautaire et en excellence environnementale ont été choisis. Les gagnants seront annoncés le 2 mai au gala de remise des prix de l’Institut canadien des mines, de l’ICM à l’occasion du congrès 2016 qui se tiendra à Vancouver. 

En tout, 23 nominations ont été soumises par des sociétés minières membres de l’initiative VDMD. Dans le cadre de ce programme basé sur le rendement, les sociétés minières évaluent et gèrent leurs responsabilités environnementales et sociales et publient des rapports sur celles-ci. Le comité de sélection, composé de membres du Groupe consultatif des communautés d’intérêts national (GCCI) de l’AMC, a choisi les finalistes en fonction de critères comme l’innovation, l’implication et l’engagement communautaires ainsi que les résultats des projets. Le rendement VDMD a également servi d’indicateur de l’engagement envers la responsabilité d’entreprise.

« De la diversification énergétique à l’amélioration de la biodiversité, en passant par l’investissement socialement responsable et une meilleure gestion des déchets, les finalistes des prix d’excellence VDMD de cette année démontrent une fois de plus la contribution que le secteur minier peut apporter au développement durable partout dans le monde. Â» 

— Philip Oxhorn, membre du Groupe consultatif des communautés d’intérêts de l’AMC, ainsi que professeur de science politique et directeur fondateur de l’Institut d’étude du développement international de l’Université McGill.

 Les prix d’excellence VDMD visent à reconnaître les initiatives et les projets novateurs qui font la promotion du développement durable dans le secteur minier. Pour obtenir un complément d’information au sujet de l’initiative VDMD, veuillez visiter www.mining.ca/tsm.

PRIX VDMD EN ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE
— FINALISTES 2016 —

Dominion Diamond Corporation : Partenariat avec les communautés autochtones pour la protection du caribou dans les Territoires du Nord-Ouest

 

Le Nord fait face à un déclin de la population de caribous de la harde de Bathurst, ce qui est inquiétant pour la population nordique, mais surtout pour les communautés autochtones. La cause de ce déclin est inconnue, mais certains résidents se demandent si le développement des ressources n'y serait pas pour quelque chose. La Dominion Diamond Corporation, qui a repris la mine de diamants Ekati dans les Territoires du Nord-Ouest en 2013, a pris note de ces préoccupations et a immédiatement réagi. 

En partenariat avec la population locale et les communautés autochtones, l'entreprise a mis au point des mesures d'atténuation pour déterminer les facteurs responsables du déclin de la harde et suivre des étapes proactives pour limiter les impacts potentiels des activités minières et du projet d'expansion Jay proposé par l'entreprise. L'engagement communautaire a joué un rôle de premier plan dans la conception des mesures et les groupes autochtones ainsi que d'autres intervenants continuent de faire partie intégrante de leur mise en place. Les groupes autochtones jouent un rôle majeur dans la surveillance des activités de la harde et partagent des renseignements importants avec l’entreprise et les gouvernements territoriaux et autochtones pour appuyer la gestion et la protection des caribous. Les connaissances traditionnelles ont été sollicitées pour toutes les mesures, ce qui s'est traduit par des changements sur le terrain. Par exemple, les groupes autochtones ont prodigué des conseils en matière de conception et d'emplacement de la future route d'accès à la fosse Jay pour qu'elle soit respectueuse des caribous et traverse le point le plus étroit de l'esker, que l'on appelle l« 'autoroute du caribou Â», pour en réduire les impacts. Le savoir traditionnel a également servi aux efforts de remise en état des terres de Dominion; les groupes autochtones l’ont conseillée quant à l'emplacement des rampes d'accès pour les animaux sauvages dans les zones stériles en réhabilitation.  Malgré le fait qu'une étude de la Dominion indique que le projet Jay ne devrait avoir que très peu d'effets cumulatifs sur les caribous, l'entreprise s'est néanmoins engagée à éliminer tous les impacts résiduels de la mine Ekati sur la harde. L'entreprise a également apporté son soutien au gouvernement territorial en investissant plus d'un million de dollars dans l'étude de la zone d'influence. Les fonds serviront à l'achat de colliers de géorepérage qui fourniront les données nécessaires pour aider le gouvernement à déterminer les causes du déclin de la harde dans la région et à élaborer des stratégies et des plans pour améliorer la santé des populations de caribous.

Photo : La Dominion Diamond Corporation et les communautés autochtones de la région ont mis au point des mesures d’atténuation à l’égard des caribous qui sont utilisées à la mine Ekati, dans les Territoires du Nord-Ouest. 


Glencore : Aider les organismes sans but lucratif de la région à atteindre la durabilité

 

Le complexe Kidd Operations de Glencore, qui comprend le concentrateur et la mine, est le principal employeur du secteur privé de Timmins. Depuis 2007, Kidd Operations a versé près de 4 millions de dollars à des initiatives communautaires à Timmins. Avec une fermeture prévue en 2022, l'entreprise a réinventé son approche en matière de dons pour limiter les impacts de son éventuel départ et pour s'assurer qu'elle contribue à la durabilité et au renforcement des capacités à long terme de la communauté. 

Kidd Operations a développé le programme d'investissement novateur « partenariats communautaires Â» en se basant sur les commentaires des intervenants et les priorités locales pour transformer sa manière d’investir dans la communauté.  Dans le cadre de ce nouveau programme, Kidd adopte une approche proactive de l'investissement social en agissant à titre d'intermédiaire auprès de partenaires de la communauté concernant des projets stratégiques, s'éloignant ainsi de la philanthropie d'entreprise traditionnelle. Kidd a ainsi été en mesure d'entreprendre des discussions intéressantes avec les intervenants pour élaborer des projets collaboratifs à multiples partenaires contribuant à la durabilité de la communauté en général. La première conférence en matière de durabilité pour les organismes sans but lucratif de Timmins en 2013 est un exemple de cette nouvelle approche. Ce qui est également nouveau concernant ce modèle, c'est qu'il mesure le rendement social du capital investi des projets majeurs, permettant ainsi à Kidd d'évaluer la portée de son investissement social en fonction des données sur son incidence sociale et financière. Par exemple, Kidd a pu déterminer que son investissement de 320 000 $ dans un récent projet d'agrandissement d'une maison de retraite a rapporté 1,58 $ pour chaque dollar investi dans le projet. Le succès du programme de partenariat et sa capacité de mesurer le rendement social du capital investi ont attiré l'attention du plus grand fournisseur de subventions du secteur public au Canada, la Fondation Trillium de l'Ontario (FTO). En 2015, Kidd et la FTO ont lancé le fonds Kidd Operation – Fondation Trillium de l'Ontario d'une valeur de un million de dollars. Dans le cadre de ce partenariat, Kidd Operations et la FTO ont investi 500 000 $ chacun, ce qui permettra d'accorder des subventions lorsque Kidd cessera ses activités. Cette collaboration, une première pour une agence gouvernementale, ouvre la voie à de futurs partenariats privé-public.

Photo : (De gauche à droite) Steve Black, maire de la ville de Timmins; Andrea Cohen Barrack, chef de la direction de la Fondation Trillium de l’Ontario; l’honorable Michael Gravelle, ministre du Développement du Nord et des Mines; et Tom Semadeni, ancien directeur général de Kidd Operations. Photo prise lors de l’annonce officielle du fonds.


Compagnie minière IOC : Collaborer aux priorités des communautés de la région Labrador Ouest

 

Au cours des quelques dernières années, les communautés du Labrador Ouest ont connu des hauts et des bas en lien avec la nature cyclique de l'industrie minière. Pour aider la communauté à gérer les impacts des booms économiques comme de la baisse des prix des produits de base, la Compagnie minière IOC a créé le Comité consultatif communautaire (CCC) en 2006. Ce forum consultatif formé de représentants des sociétés minières et d'intervenants communautaires permet à IOC de répondre aux besoins des résidents de Labrador City et des communautés avoisinantes.  

En 2012, IOC est allée encore plus loin en créant un groupe d'intervention régional à l’appui des efforts du CCC. Alors que le CCC traite de questions au niveau local, le groupe d'intervention régional, formé de représentants de l'industrie et de hauts fonctionnaires, traite et achemine les questions au niveau provincial ou fédéral. Le CCC et le groupe d'intervention régional se rencontrent quatre fois par année, et leurs priorités sont validées chaque année pour s'assurer qu'elles répondent en tout temps aux besoins les plus pressants de la communauté. Ces groupes ont généré des résultats positifs pour la région, notamment en revendiquant des logements abordables, en abordant l’enjeu sans-abrisme, en assurant à la région une infrastructure communautaire et des services d'urgence, de santé et de garde d'enfants adéquats et en s'unissant aux établissements d'enseignement pour améliorer l'éducation et la formation. Bien que le CCC et le groupe d'intervention régional aient été créés pendant une période de croissance rapide pour la communauté, IOC est d'avis qu'une consultation avec divers intervenants est aussi importante durant les périodes de ralentissement économique. C'est pour cette raison que l'entreprise reste attachée à ces forums et s’y est même davantage impliquée au cours des dernières années. En 2015, IOC a présenté le projet RESET, en collaboration avec des fournisseurs et des intervenants, pour réduire les coûts d’exploitation de 70 millions de dollars et lui permettre ainsi de s'adapter aux déclins importants des prix du minerai de fer et de conserver son statut d'employeur important dans la région. IOC s’est également engagée davantage auprès des communautés autochtones, en signant des ententes avec le peuple innu et le Conseil communautaire NunatuKavut pour favoriser l'emploi, la formation et le développement des activités, entre autres, maintenant et pour l'avenir.

Photo : L’équipe de la sécurité et des services d’urgence d’IOC charge une ambulance de denrées alimentaires destinées à la communauté.


Teck Resources Limited : Partenariat avec la communauté pour améliorer la santé des familles à Trail, C.-B. 

 

Le Trail Area Health and Environment Committee (THEC) est un partenariat communautaire entre les installations de Teck à Trail, la municipalité de Trail, le ministère de l'Environnement de la C.-B., la Interior Health Authority et les résidents. L'objectif principal du THEC est de prévenir et de réduire l'exposition au plomb et autres métaux de fonderie dans la communauté et vise tout particulièrement la santé des enfants. Les jeunes enfants étant beaucoup plus vulnérables aux risques d'exposition au plomb, le THEC veille à éduquer les familles de jeunes enfants afin de prévenir le risque d'exposition dans les maisons et les zones avoisinantes. 

Il offre une série de programmes qui visent la prévention du risque, l'éducation et la sensibilisation, notamment des visites dans les familles avec de jeunes enfants, des analyses sanguines, des analyses du sol des jardins et du soutien supplémentaire pour les familles avec des enfants dont le niveau d'exposition est supérieur à la moyenne. De plus, un bureau de gestion du programme au centre-ville de Trail permet aux résidents d'en apprendre davantage sur la santé des familles, la restauration des jardins et des maisons, la qualité de l'air et d’autres mesures préventives. Depuis 1989, le THEC a obtenu de nombreux résultats importants. En effet, la qualité de l'air et les niveaux de plomb dans le sang se sont grandement améliorés et les émissions de plomb et autres métaux provenant des cheminées des fonderies ont été réduites de 99 %. Le succès du THEC est attribuable au fait que la communauté joue un rôle prépondérant dans l'établissement des priorités, des objectifs et des cibles en matière d'émission, d'environnement et de santé. De par sa structure, le THEC permet à la communauté de prendre les rênes. En effet, le président du comité est le maire de Trail, et 11 des 16 membres du comité sont des représentants de la communauté. Le THEC a la réputation d'être un chef de file en matière de collaboration entre la communauté, le gouvernement et l'industrie. Des entreprises et des gouvernements de partout au Canada et même à l'étranger ont demandé au THEC de partager son expérience lors de conférences et de réunions. Le comité est également reconnu pour ses meilleures pratiques dans le secteur public. En 2011, le gouvernement de la C.-B. a récompensé la Interior Health Authority et le ministère de l'Environnement en leur remettant le Prix du premier ministre en matière d'innovation et d'excellence pour le partenariat.

Photo : La famille Zhou reçoit des membres du programme Healthy Families/Healthy Homes à Trail, C.-B.
PRIX VDMD EN EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE
— 2016 FINALISTES —


Mines Agnico Eagle ltée : Contribuer à la science de l'environnement à Pinos Altos, Mexique 

 

La mine d'Agnico Eagle ltée à Pinos Altos est située dans la chaîne de montagnes Sierra Madre occidentale de l'état de Chihuahua, près de 300 km au nord-ouest de la ville de Chihuahua. La région qui entoure la mine se caractérise par une topographie escarpée, un accès limité par la route et une population très éparse. Ces facteurs sont en partie responsables du fait qu'aucun inventaire de la flore naturelle de la région n'a pu être effectué ni documenté. Alors que le personnel de Pinos Altos travaillait sur le protocole de gestion du maintien de la biodiversité dans le cadre du programme VDMD à la mine et dans les alentours, il a vu l'occasion d'étendre la portée de ses recherches et d'apporter une contribution plus vaste. 

En 2013, Agnico Eagle s'est jointe à l'Université autonome de Chihuahua pour effectuer un inventaire scientifique complet. L'intention était de créer un livre inventoriant la flore indigène de la région qui pourrait être utilisé par l'université et d’autres établissements d'enseignement dans les cours de ressources naturelles, ainsi que par le personnel de la mine dans le cadre de ses efforts de conservation et de planification de projets. Le livre intitulé Pinos Altos, scientific and visual study of flora (Étude visuelle et scientifique de la flore, Pinos Altos) a été publié en 2015 et contient les descriptions détaillées de 141 espèces de plantes dans trois catégories : les arbres, les arbustes et les plantes herbacées. L'inventaire comprend également l'utilisation et les connaissances traditionnelles des espèces de la communauté.  Le livre a déjà contribué grandement aux connaissances scientifiques concernant la diversité des espèces végétales dans la région. En effet, pendant la recherche, des espèces intéressantes sur le plan économique, notamment les mûres, les bleuets sauvages et les stevias, ont été découvertes, ce qui pourrait favoriser la diversification des activités économiques de la région où l'industrie des forêts est prédominante. Le livre procure des données précieuses au personnel de la mine de Pinos Altos, qui l’utilise pour prendre des décisions éclairées relativement à tout programme de restauration et de conservation ainsi qu’à la gestion de la flore à l'échelle de la région. Ces renseignements ont également permis à Agnico Eagle de prévoir les impacts et de mettre en place des mesures de conversation.


Dominion Diamond Corporation : Transformer la gestion de déchets dans le Nord canadien 

 

Lorsque la Dominion Diamond Corporation a fait l’acquisition de la mine de diamants Ekati dans les Territoires du Nord-Ouest en 2013, elle a immédiatement vu là une occasion d'améliorer les pratiques de développement durable de la mine en matière de gestion des déchets. L'entreprise a commencé à acheter des produits écologiques pour la mine. Elle a opté pour des sacs à ordures à base d'huile de maïs, des contenants à emporter à base de canne à sucre, des bâtons en bois pour mélanger et des ustensiles compostables pour réduire la quantité de plastiques riches en chlore dans l'incinérateur à déchets. 

Elle a ensuite limité l'incinération au papier et aux déchets organiques. Des articles comme les chiffons graisseux, le verre, le plastique, les canettes et autres produits recyclables sont transportés hors site par les airs ou par une route d'hiver, selon la saison. Pour appuyer le personnel durant la transition vers les nouveaux processus, Dominion a organisé une campagne de sensibilisation en matière de gestion et de séparation des déchets. En favorisant l'utilisation de produits biodégradables à la mine Ekati et en n’incinérant que du papier et des déchets organiques, Dominion a évité l'incinération de près de 59 000 kg de plastique et de plus de 145 000 kg de chiffons graisseux depuis le début du projet de gestion des déchets, réduisant ainsi les émissions nuisibles dans l'environnement. Un essai récent sur les deux incinérateurs de la mine a confirmé que les émissions de dioxines et de furanes sont maintenant inférieures au standard pancanadiens. D'autres améliorations ont été apportées en 2015, lorsque Dominion a installé un composteur en contenants, une première pour une mine dans le Nord canadien. Maintenant, environ la moitié des déchets organiques, comme les déchets de cuisine et les produits en papier générés par la mine Ekati, est compostée. Après seulement trois mois de fonctionnement du composteur, l'entreprise a économisé plus de 25 000 litres de diesel et réduit les émissions de gaz à effet de serre de 80 tonnes de CO2 en n'incinérant plus les déchets organiques. 

L'objectif de Dominion est de composter tous les déchets organiques à la mine Ekati dans un avenir proche. L'entreprise a également entrepris une étude en 2016 visant à évaluer l'utilisation du composte généré sur le site dans les travaux de remise en état des terres pour ajouter des éléments nutritifs aux résidus miniers et ainsi favoriser la croissance de la végétation. Le projet de composteur a été favorablement accueilli par les communautés autochtones, le gouvernement et les groupes communautaires. Il a également suscité l'engouement d'autres exploitations minières situées dans le nord du pays qui cherchent des moyens novateurs de réduire leurs émissions et de protéger l'environnement.

Photo : Avant l’installation du composteur à la mine de diamants Ekati de la Dominion Diamond Corporation, dans les Territoires du Nord-Ouest.


Glencore : Investir dans l'énergie éolienne dans le Nord québécois 

 

Établie sur un plateau à 600 mètres d'altitude sur la péninsule d'Ungava, dans le Nord québécois, la Mine Raglan de Glencore est bien placée pour tirer parti de la puissance du vent. En 2014, c'est exactement ce que la société a fait lorsqu'elle a construit une éolienne avec stockage de l'énergie de 120 m de hauteur, la plus grande au Québec. Comme la plupart des autres mines du Nord québécois, la mine Raglan, qui se trouve hors réseau, dépendait beaucoup du diesel pour son fonctionnement. Compte tenu des changements climatiques, de son engagement à limiter les impacts environnementaux et de la hausse des prix du pétrole, la Glencore avait tout avantage, sur le plan économique, d'explorer les solutions en matière d'énergie renouvelable. Comme cette mine est située dans l'Arctique canadien, soit l'une des plus grandes sources d'énergie éolienne au monde, Glencore a décidé de diversifier ses énergies en ajoutant l'énergie éolienne afin d'améliorer la durabilité, de réduire les émissions et de diminuer les coûts. Ce projet était d'une envergure sans précédent et spécialement conçu pour résister aux conditions climatiques rigoureuses qui sévissent dans l'Arctique. Il était le fruit d'un partenariat public-privé entre la mine Raglan, TUGLIQ Ã‰nergie et les gouvernements fédéral et provincial.  Les communautés ont été consultées durant le projet et leurs commentaires ont été mis à profit par l'entreprise. Par exemple, comme les Inuits se disaient préoccupés par les effets du reflet possible des pales sur les habitudes des poissons dans la région, Glencore a décider d'installer sa turbine à un autre endroit.

Au cours de son année inaugurale, l'éolienne de 3 MW et son système de stockage avaient déjà fait économiser 2,1 millions de litres de diesel et réduit les émissions de gaz à effet de serre de 5,85 kilotonnes.  En se basant sur ces résultats, Glencore s'attend à économiser plus de 40 millions de dollars en dépenses de carburant pendant la durée de vie prévue de 20 ans du projet d'éolienne. Cette réussite du projet pilote pourrait entraîner des changements partout dans le Nord canadien, et ouvrir la voie à l'adoption généralisée de solutions énergétiques plus écologiques.  Cette éolienne et son système de stockage parfaitement au point et testés pourraient être reproduits dans les communautés autochtones et d’autres exploitations minières du Nord.

Photo : Projet pilote de réseau électrique intelligent faisant appel à l’énergie renouvelable à la Mine Raglan de Glencore, dans le nord du Québec.


IAMGOLD : Protection des écosystèmes vulnérables et amélioration de la biodiversité au Burkina Faso 

 

Faire pousser des plantes et des arbres dans la région du Sahel au Burkina Faso n'est pas une mince affaire compte tenu du climat, du peu de précipitations et du manque de minéraux essentiels à la survie des végétaux. La biodiversité est en outre menacée par l'érosion et la désertification. La société IAMGOLD Corporation, qui exploite la mine d'or Essakane dans la région, aide les communautés locales à surmonter ces obstacles grâce à des initiatives novatrices liées à la biodiversité. 

Un partenariat entre IAMGOLD et la ville de Gorom-Gorom a notamment permis de créer une forêt collective. En 2013, 10 000 semis ont été plantés dans la zone de 16 hectares réservée à la forêt. La mine a financé l'installation d'une clôture pour empêcher les animaux sauvages de venir brouter dans la zone, et les éleveurs peuvent obtenir de la moulée pour leurs bêtes lorsque l'herbe se raréfie. Des pépinières gérées par des résidants, avec l'aide d'employés de la mine, ont été mises sur pied dans les villages. Des membres de la communauté nouvellement formés en foresterie sont en mesure de produire des plantes destinées à des usages alimentaires, pharmaceutiques, économiques ou autres. L'année suivante, IAMGOLD et la ville ont entrepris un autre projet : la création d'un bosquet d'arbres et de plantes à vocation éducative sur le terrain d'une école locale. Le bosquet a non seulement permis aux élèves d'en apprendre davantage sur les techniques de plantation, mais il les a incités à jouer un rôle actif dans la préservation de l'environnement. De plus, les fruits et légumes récoltés dans le boisé sont utilisés pour la préparation des repas des élèves et des enseignants à la cantine de l'école.  

Le succès de ces initiatives est attribuable à la mobilisation de la communauté, qui s'est investie dans les phases de conception, de réalisation et d'entretien régulier. En plus des avantages socioéconomiques pour la population, les projets ont eu un effet transformateur bénéfique pour l'environnement local. La forêt collective a par exemple permis de faire renaître le couvert végétal dans une zone dégradée, ce qui favorisera la biodiversité végétale et contribuera à la séquestration du carbone dans la région.

Photo : Plantation d’un bosquet sur le terrain d’une école près de la mine d’or Essakane de IAMGOLD, au Burkina Faso.


Bourse en économie des minéraux : Il reste peu de temps pour la soumission des candidatures

 

La bourse commémorative Paul Stothart en économie des minéraux, d’une valeur de 3 500 $, a été créée en 2012 grâce à la générosité des membres de l’AMC à la mémoire du regretté Paul Stothart, ancien vice-président des Affaires économiques de l’Association minière du Canada. Elle est remise chaque année à un étudiant universitaire talentueux qui, à l’image de Paul, se passionne pour l’économie des minéraux. 

Pour être admissibles, les candidats doivent fréquenter une université canadienne et étudier au baccalauréat ou à la maîtrise en économie ou en commerce, ou à la maîtrise en administration des affaires. Leurs travaux scolaires courants ou planifiés doivent également témoigner de leur intérêt pour l’économie des minéraux ou les activités commerciales dans le secteur des mines. Les candidats seront évalués en fonction de leurs réalisations scolaires ainsi que de leur engagement envers une carrière dans l’industrie minière canadienne. Les étudiants peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 15 mai 2016, et la bourse sera octroyée pour l’année scolaire 2016-2017. 

Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la bourse et les critères d’admissibilité, visitez le www.mining.ca/fr/bourse.


Le budget fedéral investit dans l’essentiel du secteur minier

 

L'AMC salue la promesse du nouveau gouvernement libéral d'autoriser des investissements dans des domaines prioritaires pour favoriser la croissance responsable du secteur minier canadien. Le budget se penche plus précisément sur un certain nombre de questions que l'AMC a porté à l'attention de la nouvelle administration :

  • Financement d'organismes de réglementation clés, tels que l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE) et Pêches et Océans Canada, pour s'assurer de leur donner la capacité d'effectuer de façon efficace l'examen réglementaire de projets miniers d'envergure. 
  • Financement pour donner à l'ACEE la capacité d'entreprendre des consultations constructives avec les peuples autochtones. 
  • Nouveaux investissements attendus depuis longtemps dans les laboratoires de recherche de Ressources naturelles du Canada, et promesse d'appuyer de nouveaux partenariats associés aux technologies propres et à l'innovation dans le secteur des mines. 
  • Soutien de l'Agence canadienne de développement économique du Nord pour qu'elle continue de favoriser les gains d'efficience réglementaire dans les régions nordiques. 
  • Renouvellement du crédit d'impôt pour l'exploration minière à un moment charnière pour le secteur des petites entreprises canadiennes d'exploration. 
  • Règlement de l'irritant fiscal qui entraînait une double imposition sur les droits d'émission de GES.

Le premier budget du gouvernement libéral alloue aussi des investissements historiques à la réconciliation avec les peuples autochtones, y compris des investissements substantiels dans l'éducation, le perfectionnement des compétences ainsi que l'infrastructure sociale et économique. Ces sommes constituent des fondations essentielles pour stimuler la participation des Autochtones du Canada à l'industrie minière. 

« Le secteur travaille activement à signer plus de 265 ententes auprès des communautés autochtones d'un océan à l'autre. Les membres de l'AMC considèrent ces communautés comme des partenaires clés. Grâce aux investissements annoncés aujourd'hui, les peuples autochtones du Canada seront plus aptes à saisir les occasions que présentent l'exploration minérale et le développement minier, ainsi qu'à en tirer avantage. Â» 

— Pierre Gratton, président et chef de la direction, AMC 

L'AMC salue la proposition du gouvernement d'accorder 1 milliard de dollars sur quatre ans à compter de 2017-2018 pour appuyer les technologies propres et l'innovation dans les secteurs des ressources naturelles, ainsi que 800 millions de dollars pour soutenir les réseaux et les grappes qui innovent. L'AMC et son partenaire, le Conseil canadien de l'innovation minière, se réjouissent de pouvoir collaborer avec le gouvernement à la mise en Å“uvre de son programme d'innovation dans le secteur minier. Comme nous l'attendions, le budget 2016 accorde aussi un financement massif aux projets d'infrastructure. Le secteur minier espère que la planification des projets d'infrastructure à venir portera notamment sur l'amélioration des corridors commerciaux du Canada et sur l'investissement dans les infrastructures du Nord afin d'encourager les nouveaux développements miniers et d'améliorer les perspectives économiques des communautés environnantes.


Le Canada célèbre la Semaine minière nationale du 9 au 16 Mai

Chaque année, Ressources naturelles Canada organise les activités de la Semaine minière nationale, qui souligne le rôle de l’exploitation minière dans la vie des Canadiens. Ce rôle est perceptible de diverses façons; sur le plan de l’économie, des emplois qui soutiennent directement et indirectement le secteur et des produits dont nous avons besoin tous les jours. 

La Semaine minière nationale s’ajoute aux autres semaines minières organisées par les provinces tout au long de l’année. Ces semaines mettent en évidence la place fondamentale qu’occupe l’industrie minière au sein de l’économie nationale et dans presque toutes les régions du Canada. 

Connaissez-vous le rôle des activités minières au Canada?

  • L’industrie minière contribue plus de 57 milliards de dollars au PIB canadien et environ de 20% des exportations de biens du Canada.
  • À l’échelle du pays, 375 000 personnes travaillent dans l’exploitation minière et le traitement des minéraux.
  • Toutes proportions gardées, l’industrie est le principal employeur privé de Canadiens autochtones. 
  • L’industrie minière offre des occasions d’affaires à 3 700 entreprises de biens et services, de sorte que le secteur d’approvisionnement minier canadien se classe au deuxième rang mondial.
  • Les travailleurs miniers bénéficient des taux salariaux les plus élevés parmi les secteurs industriels du Canada. La rémunération annuelle moyenne était supérieure à 100 000 dollars, ce qui dépasse celle des travailleurs de la foresterie, de la fabrication, des finances et de la construction de 21 000 à 33 000 $. 
  • Le Canada se classe parmi les cinq principaux producteurs mondiaux de 14 importants  minéraux et métaux.
  • Le Canada est reconnu sur la scène internationale pour son rôle prédominant en faveur de pratiques sécuritaires et durables. Par l’entremise du programme Vers le développement minier durable créé en 2004 par l’AMC, les sociétés minières canadiennes ont été les premières à adopter un système de vérification externe du rendement à l’égard de pratiques minières durables.

Il est important de noter que le niveau de contribution et de présence actuel de l’industrie minière au Canada ne doit pas être tenu pour acquis. La force du Canada dans l’industrie minière et les emplois et contributions économiques qui s’y rattachent ne sont pas immuables. Le Canada figure sur une longue liste de pays offrant d’intéressantes possibilités sur le plan minier et boursier, et l’industrie a besoin d’un cadre économique et réglementaire particulier pour se développer. 

Pour en savoir plus sur l’industrie minière canadienne ainsi que son apport au Canada et ailleurs, consultez notre rapport Faits et chiffres 2015 à l’adresse www.mining.ca/fr/resources.

À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
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