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Dans ce numéro :


La Finlande importe l’expertise en RSE du Canada et adopte le programme VDMD

 

En novembre, l’association minière de la Finlande FinnMin a annoncé qu’elle adoptait le programme VDMD, permettant ainsi au programme créé au Canada d’accéder à la scène mondiale. Ce faisant, le programme franchit non seulement un jalon important, mais témoigne une fois de plus du leadership du Canada dans le secteur minier. Même si le Canada est depuis longtemps reconnu pour son expertise dans l’industrie minière, habituellement dans les domaines du financement, de l’équipement et des services techniques, ce gage de confiance illustre bien la reconnaissance croissante dont jouit l’expertise du Canada en matière de pratiques minières responsables.

L’AMC et ses membres ont lancé le programme VDMD en 2004. La participation au programme est obligatoire pour tous les établissements des membres de l’AMC en territoire canadien, mais nombreuses sont les sociétés qui ont volontairement adopté le programme pour leurs établissements à l’étranger. Conformément au programme VDMD, les sociétés minières sont tenues d’évaluer chaque année le rendement de leurs installations dans six domaines importants, soit la gestion des résidus, les relations avec les Autochtones et les communautés, la santé et la sécurité, la conservation de la biodiversité, la gestion des crises ainsi que la gestion de l’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Le public peut consulter gratuitement les résultats, lesquels sont vérifiés par un tiers tous les trois ans pour en assurer l’exactitude. Même si FinnMin adaptera ses domaines de rendement en fonction des aspects uniques de son industrie minière, ces domaines devraient ressembler énormément à ceux du Canada.

Pour veiller à ce que le programme VDMD reflète les attentes des intervenants de la société civile et de l’industrie, un groupe consultatif indépendant d’intervenants multiples a conçu le programme et continue de l’adapter en fonction des besoins de ces intervenants. FinnMin a également formé un organisme consultatif similaire qui s’occupera de cette précieuse fonction de surveillance.

En exportant son expertise en matière d’intendance environnementale et sociale, le Canada peut contribuer de façon significative aux pratiques minières responsables à l’échelle mondiale. Il s’agit même d’une priorité pour l’AMC. En fait, l’AMC s’est engagée à partager son programme VDMD avec les autres pays qui recherchent des outils pour améliorer le rendement social et environnemental de leur industrie minière, entre autres par un engagement auprès de la société civile et par la transparence et la responsabilisation.

L’AMC et FinnMin se réjouissent de ce développement et travailleront ensemble pour accroître encore plus la visibilité du programme VDMD. Pour en savoir plus sur l’initiative VDMD, veuillez visiter www.mining.ca/fr/vdmd.
Photo : (De gauche à droite) Ben Chalmers, vice-président du développement durable (AMC), Pierre Gratton, président et chef de la direction (AMC) et Markus Ekberg, president du Conseil d’administration, FinnMin. Photo prise lors de la cérémonie de signature le 3 novembre 2015 à Kittilä, en Finlande.


Partenariats entre l’exploitation minière et les peuples autochtones d’aujourd’hui à demain

 

Pendant son discours d’ouverture de la 23e conférence annuelle de la Canadian Aboriginal Minerals Association à Vancouver, le président et chef de la direction de l’AMC Pierre Gratton a parlé des progrès en matière de relations entre l’industrie minière et les peuples autochtones et des répercussions de ces relations sur les communautés partout au pays. Il a également discuté du rôle de l’industrie sur la voie de la réconciliation et des possibilités de collaboration entre l’industrie, les communautés autochtones et les gouvernements pour atteindre des objectifs communs. Voici quelques faits saillants de ce discours (traduction libre).
 

Au sujet des sociétés minières : 

Aujourd’hui, il existe plus de 250 ententes entre les sociétés minières et les communautés autochtones à l’échelle nationale. Il est extrêmement rare que les projets aillent de l’avant sans qu’il n’y ait une entente sur les répercussions et les avantages ou une autre entente du même type. Ces ententes, qui ont évolué avec le temps et l’expérience, accordent des avantages et des assurances notables à l’échelle locale :
  • des objectifs ou des garanties d’emploi (lesquels ont contribué à faire de l’industrie minière le principal employeur privé d’Autochtones toutes proportions gardées);
  • des engagements d’approvisionnement auprès d’entreprises locales et, dans bien des cas, une aide pour démarrer ou favoriser les entreprises autochtones afin qu’elles puissent profiter des occasions offertes par les mines;
  • des ententes relatives à l’intégration des connaissances traditionnelles à la planification minière et à la surveillance environnementale; 
  • une aide pour l’acquisition de nouvelles compétences et des programmes de mentorat; 
  • des avantages financiers ou économiques directs. 
Néanmoins, il est indéniable que la négociation de ces ententes prend du temps. Il faut établir un lien de confiance entre les parties, et les communautés autochtones veulent à juste titre comprendre la nature de l’impact environnemental et physique de la mine proposée avant d’aller de l’avant.

Il faut travailler sans relâche à instaurer et à maintenir la confiance. L’engagement doit non seulement être systématique et continuel, mais aussi ancré dans la culture et les pratiques des entreprises. Nous devons clairement expliquer nos actions, inclure les peuples autochtones dans les secteurs d’activité qui les concernent et leur offrir une formation qui appuie une telle participation.

 

Au sujet des communautés autochtones : 

… les communautés doivent clairement définir leurs attentes de façon à ce que les promoteurs puissent les comprendre. De telles attentes peuvent avoir trait à la méthode d’organisation des consultations, aux valeurs sociales et environnementales qui doivent être respectées ou encore à la participation escomptée aux bénéfices.

Pour optimiser les avantages à long terme découlant de l’exploitation minière, les communautés qui connaissent du succès pensent aussi à long terme. Certaines réalisent des investissements qui appuient les objectifs éducatifs à long terme de leurs étudiants. Il est également judicieux d’investir dans de nouvelles entreprises commerciales pour desservir et approvisionner la mine et les autres activités de la région.

 

Au sujet du gouvernement :

Alors que le nouveau gouvernement libéral prépare son programme fiscal à Ottawa, j’espère qu’il reconnaîtra le rôle crucial que l’exploitation des ressources joue dans l’économie canadienne en général et dans le quotidien des populations nordiques et des peuples autochtones. J’espère aussi qu’il prendra les mesures nécessaires pour soutenir cette exploitation. 

Deux mesures peuvent contribuer à assurer un avenir prospère aux peuples autochtones et à notre pays, c’est-à-dire investir dans les infrastructures nordiques et démontrer une volonté de réconciliation avec ces peuples.


Vous pouvez consulter l’intégralité du discours en visitant la page mining.ca/presentations-and-speeches (en anglais seulement). 


Pleins feux sur la formation de sensibilisation aux communautés autochtones de Suncor

 

Lorsqu’il s’agit de tisser des liens avec les communautés autochtones, la formation de sensibilisation culturelle des employés est tout aussi essentielle que de veiller à ce que ceux qui sont responsables de l’engagement communautaire aient les bonnes compétences. Suncor, une des sociétés membres de l’AMC, offre une formation innovatrice à ses employés depuis plus de quatre ans. Cette formation retrace l’histoire des peuples autochtones et se penche sur des sujets tels que les pensionnats, les droits garantis par traité et les droits des Autochtones ainsi que la relation entre la Couronne et les peuples autochtones. Elle aborde également des questions telles que les préjugés, les perceptions erronées et les idées reçues. Elle souligne l’importance de connaître l’histoire et les expériences des peuples autochtones au Canada pour favoriser la réconciliation et l’amélioration des relations entre les communautés autochtones et non autochtones. Jusqu’à ce jour, près de 500 employés de Suncor ont suivi cette formation en classe.

Suncor lançait récemment une formation en ligne portant sur la sensibilisation aux communautés autochtones au sein de l’entreprise. Cette formation offre un aperçu de haut niveau des expériences des peuples autochtones au Canada, y compris leur quotidien d’antan. Elle décrit les attentes de Suncor envers ses employés afin que ceux-ci contribuent de façon positive aux relations entre la société et les peuples autochtones à l’échelle nationale. La formation comprend de nombreux témoignages vidéo, dont ceux de plusieurs employés de Suncor qui sont d’ascendance autochtone et le chef Robert Joseph, porte-parole pour l’organisme Reconciliation Canada.

La sensibilisation aux communautés autochtones ne se limite cependant pas à ces initiatives de formation. Le nouveau réseau des employés autochtones de Suncor compte plus de 180 membres partout au pays. Grâce à ce réseau, les employés de Suncor qui désirent favoriser l’intégration des peuples autochtones peuvent participer à des projets d’intégration et à des événements d’action sociale avec les communautés locales.

L’industrie du développement des ressources admet largement que le fait d’accroître la participation des peuples autochtones dans notre secteur n’est pas seulement la bonne chose à faire, mais qu’elle offre aussi des avantages incommensurables pour les sociétés et les communautés. La formation et les initiatives de sensibilisation culturelle comme celles mises de l’avant par Suncor sont des éléments clés pour tisser des relations positives avec les communautés autochtones, pour accroître la participation des peuples autochtones dans notre secteur et pour contribuer aux efforts de réconciliation.
Crédit photo : Suncor Energy


Publication par l’AMC d’un nouveau guide sur les mécanismes de règlement des différends à l’échelle des sites

 

Cet automne, l’AMC a publié un guide pour aider les entreprises à surmonter les problèmes courants relatifs à la mise en œuvre de mécanismes de règlement des différends (MRD) à l’échelle des sites miniers. Il s’agit d’un précieux outil de communication communautaire qui veille à ce que les entreprises écoutent et règlent efficacement les plaintes formulées par la communauté. Ce guide a été élaboré par le Comité de la responsabilité sociale internationale de l’AMC avec la collaboration du Bureau du conseiller en RSE de l’industrie extractive.

Les MRD à l’échelle du site sont la méthode officielle de recevoir une plainte, de faire enquête à son sujet et de répondre aux préoccupations de la communauté. Leur élaboration et leur mise en œuvre s’appuient sur la reconnaissance des droits de la communauté locale d’exprimer ses préoccupations et d’avoir accès à des recours.

Depuis quelques années, les MRD à l’échelle du site sont de plus en plus reconnus comme des outils efficaces de gestion des affaires et des relations. Les travaux du représentant spécial de l’ONU sur les entreprises et les droits de la personne John Ruggie indiquaient clairement que les MRD sont des outils essentiels aux relations communautaires et préconisaient leur utilisation comme preuve que les entreprises respectent les droits de la personne.

Malgré la valeur largement admise des MRD à l’échelle du site, l’industrie du développement des ressources mondiale tarde à adopter les MRD. Lorsque les MRD sont soigneusement élaborés et mis en œuvre et qu’ils tiennent compte des opinions et des préoccupations des communautés locales, ils contribuent à instaurer la confiance et à obtenir un permis social d’exploitation. Afin de favoriser l’utilisation des MRD à l’échelle du site, le guide de l’AMC aborde les problèmes courants de mise en œuvre qui sont souvent associés aux régions caractérisées par une faiblesse de la gouvernance. Ce guide conseille également les entreprises quant aux méthodes pour élaborer des systèmes qui réservent une place aux différends dans le vaste éventail des préoccupations et des situations soulevées par les communautés.

L’AMC a préparé ce guide dans le cadre de son engagement à améliorer les pratiques de responsabilité sociale d’entreprise à l’étranger en renforçant les capacités de l’industrie minière mondiale. Le guide est accessible gratuitement sur le site de l’AMC ici.


Lancement par l’AMC d’une nouvelle campagne publicitaire sur l’industrie minière canadienne

 

Cet automne, l’AMC a lancé une nouvelle campagne publicitaire faisant la promotion des contributions de l’industrie minière au Canada et qui est actuellement menée dans la région de la capitale nationale. 

Les annonces illustrent le lien entre le secteur des minéraux et des métaux et l’énergie verte, comme les panneaux solaires et les éoliennes, ainsi que les produits modernes comme les technologies médicales et les systèmes de transport évolués. 

Plusieurs annonces présentent des exemples de réhabilitation, mettant en vedette des terres qui ont été remises en état et renaturalisées au terme de l’exploitation minière. Pour les sociétés minières canadiennes, la remise en état des terres qu’elles ont empruntées n’est pas seulement une obligation légale : c’est une responsabilité qu’elles prennent autant au sérieux que le fait de créer des emplois, de favoriser la création de collectivités dynamiques, et de générer des milliards de dollars en recettes fiscales.

D’autres annonces soulignent la diversité des emplois hautement spécialisés dans l’industrie minière et le rôle de cette dernière comme créateur d’emplois directs et indirects, y compris le fait qu’elle est le principal employeur des Autochtones au Canada.


Mises en candidature : Prix d’excellence VDMD 2016  

 

Jusqu’au 30 janvier 2016, l’AMC accepte les mises en candidature pour les prix d’excellence VDMD 2016, qui comprennent le prix VDMD en engagement communautaire et le prix VDMD en excellence environnementale. 

Les prix d’excellence VDMD ont été établis en 2014 et reconnaissent chaque année les initiatives et les projets novateurs qui font la promotion du développement durable dans le secteur minier. Les lauréats 2016 seront dévoilés pendant le gala de remise de prix de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole en mai prochain. 

Le comité de sélection des prix est composé de membres du Groupe consultatif des communautés d’intérêts de l’AMC (p. ex., des intervenants). Il choisira les finalistes en fonction de critères comme l’innovation, la participation et l’engagement communautaires ainsi que les résultats des projets. Le rendement VDMD servira également d’indicateur de l’engagement envers la responsabilité d’entreprise. 

Pour obtenir plus de renseignements sur les prix d’excellence VDMD et le processus de mise en candidature, visitez mining.ca/fr/linitiative-vdmd/prix-dexcellence-vdmd
À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
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