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Dans ce numéro :

Faits et chiffres : principaux besoins de l’industrie minière en 2015

 
Malgré les perspectives positives à long terme pour les métaux et minéraux du Canada, la prochaine année sera difficile pour l’industrie minière canadienne selon les conclusions du rapport Faits et chiffres 2014 de l’AMC. Le rapport décrit le rendement récent de l’industrie minière canadienne, sa vaste contribution économique, les défis à relever et les occasions qui se présentent pour l’industrie. 

Moteur économique et employeur de premier plan au Canada
  • En 2013, le secteur minier du Canada a contribué à hauteur de 54 milliards de dollars au PIB national et représenté 19,6 % de la valeur totale des marchandises du Canada destinées à l’exportation.
  • Il emploie 380 000 personnes au pays, soit un travailleur sur 47.
  • Des sociétés canadiennes, au nombre de 3 400, fournissent des biens et des services à l’industrie minière, venant rehausser encore davantage son incidence sur l’économie et l’emploi au pays.
Certains indicateurs portent à croire que l’industrie minière canadienne a connu un recul récemment. En 2013, les investissements en exploration ont diminué de 41 % par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 2,3 milliards de dollars. En outre, les intentions de dépenses pour 2014 sont estimées à 2,1 milliards, une somme inférieure à l’année précédente et qui se rapproche du faible montant de 1,9 milliard de dollars enregistré en 2009 pendant la récession mondiale. En 2013, le Canada a notamment chuté au deuxième rang, derrière l’Australie, comme principale destination mondiale au chapitre des dépenses d’exploration. Il occupait la position de tête depuis dix ans. 

Pour permettre un ajustement aux faibles prix de certains produits de base, aux coûts d’exploitation élevés et à l’incertitude économique mondiale qui se prolonge, il est plus important que jamais que le gouvernement mette à profit les investissements stratégiques et les politiques fructueuses pour continuer à élargir le réseau commercial du Canada et à renforcer la compétitivité générale du pays comme destination pour les nouveaux projets miniers.
- Pierre Gratton, président et chef de la direction, AMC
 
Les trois principaux enjeux pour l’industrie minière canadienne en 2015
  1. Situation de l’économie mondiale liée à l’activité minière : Les prix des produits de base ont diminué en 2014 et la volatilité devrait se maintenir cette année, en raison de l’incertitude récente quant aux perspectives économiques mondiales à court terme, engendrée notamment par le ralentissement de la croissance de la Chine. Malgré les difficultés, il est largement admis que l’avenir économique de l’industrie sera solide à long terme, surtout en raison de l’essor continu des classes moyennes de la Chine, de l’Inde et des autres pays émergents. 
  2. Manque d’infrastructures essentielles : L’exploitation minière exige des infrastructures comme des routes, des ports, des voies ferrées et des réseaux électriques, ce dont sont souvent dépourvues les régions éloignées et nordiques du Canada. Le Nord canadien offre d’immenses possibilités de développement minier, lesquelles entraîneraient d’importantes retombées socioéconomiques au sein des collectivités nordiques. 
  3. Contexte réglementaire complexe : Au cours des dernières années, d’importants changements ont été apportés au régime réglementaire visant le secteur minier au Canada. La Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la Loi sur les pêches et la Loi sur la protection de la navigation ont été modifiées en 2012. De plus, le Règlement sur les effluents des mines de métaux est toujours en cours de révision. Tandis que les organismes de réglementation font la transition au nouveau régime réglementaire, il est essentiel que les projets miniers soient évalués une seule fois et que les différentes exigences fédérales ainsi que les considérations en lien avec les Autochtones et la population soient intégrées à un processus consolidé, solide et rapide favorisant des consultations constructives. 
Vous trouverez le rapport complet à l’adresse www.mining.ca/fr/ressources.

IAMGOLD prévoit des bénéfices stratosphériques avec sa nouvelle centrale solaire

 
En octobre 2014, la mine d’or Rosebel de IAMGOLD Corporation au Suriname a entrepris officiellement le premier projet de centrale solaire à grande échelle du pays. Le parc solaire compte 17 000 panneaux solaires qui fournissent quotidiennement une énergie de 5 mégawatts (MW), soit suffisamment pour alimenter l’équipement lourd de la mine Rosebel. Maintenant que le nouveau parc solaire est en service, l’entreprise estime qu’elle économisera plus de 1,5 million de dollars par année en énergie.

Le parc solaire permettra au réseau électrique de répondre à la demande excessive, et aidera la société IAMGOLD et les collectivités environnantes à surmonter les difficultés associées aux pannes d’électricité qui sont monnaie courante dans le pays. Constatant la réussite du parc solaire, le gouvernement du Suriname a manifesté un intérêt envers le développement éventuel de sources d’énergie durables.

IAMGOLD estime que les coûts de construction du parc solaire seront récupérés en six ou sept ans à peine et que le parc aura une durée de vie de 20 ans. Le parc solaire demeurera dans la collectivité et sera transféré au peuple de la région de Brokopondo lorsque IAMGOLD ne sera plus en activité dans la région.
Lancement d'un projet de centrale solaire près de la mine d'or Rosebel d'IAMGOLD au Suriname.

Glencore invoque la puissance du vent à la Mine Raglan

 
Établie sur un plateau à 600 mètres d’altitude sur la péninsule d’Ungava, dans le nord du Québec, la Mine Raglan de Glencore est bien placée pour tirer parti de la puissance du vent. C’est exactement ce qu’a fait l’entreprise l’an dernier lorsqu’elle a terminé la construction d’une turbine éolienne de 120 mètres de hauteur, structure la plus récente et probablement la plus élevée du territoire du Nunavik.

Comme l’énergie représente la deuxième dépense majeure de la mine, Glencore avait avantage à explorer des solutions d’énergie renouvelable. En raison de son emplacement nordique, la Mine Raglan n’a pas accès aux réseaux d’alimentation électrique et en gaz naturel de la province, ce qui entraînait une lourde dépendance au carburant diesel coûteux.

L’éolienne de 3 MW devrait réduire la dépendance au diesel de 5 %, soit environ 2,4 millions de litres par année. La turbine éolienne sera éventuellement couplée à une installation de stockage d’énergie éolienne de 1,8 MW, la première en son genre dans l’Arctique canadien. L’entreprise pourra ainsi conserver l’énergie produite en surplus et l’utiliser lors des périodes moins venteuses.

Si le projet pilote s’avère un succès, Glencore considérera l’installation de turbines supplémentaires qui pourraient générer de 9 à 12 MW au total, ce qui réduirait la consommation de diesel de la mine de 40 %. L’entreprise souhaite présenter les résultats et conclusions de son investissement en recherche et développement aux 14 villages qui ne sont actuellement pas reliés au réseau électrique au Nunavik.
Turbine éolienne à la Mine Raglan de Glencore, dans le nord du Québec. 

Alphabétisation des femmes en Zambie rurale

 
Dans les régions rurales de la Zambie, la plupart des femmes abandonnent l’école très tôt pour aider à subvenir aux besoins de leur famille ou pour se marier. Par conséquent, le taux d’alphabétisation des femmes en Zambie rurale est très faible. Cela limite leurs possibilités sur le plan économique et constitue un obstacle de taille pour les femmes qui souhaitent faire carrière dans le monde des affaires. De plus, il est difficile d’économiser de l’argent et le crédit est pratiquement impossible à obtenir, défi supplémentaire à relever pour démarrer un commerce.

Cependant, un programme appelé Nsabo Yetu (« notre richesse » en chikaonde, la langue parlée dans la région) a été conçu pour améliorer la situation économique des femmes. Le programme enseigne aux femmes à lire et à écrire, à économiser et gérer leur argent et à créer une entreprise durable. Lancé en 2010, le programme Nsabo Yetu compte plus de 2 000 participantes dans la région avoisinante de la mine de cuivre Lumwana de la Société aurifère Barrick. Initialement destiné aux collectivités rurales, le programme est maintenant offert dans le canton de Lumwana, une communauté de 7 000 personnes sur le site de la mine de Lumwana où résident les employés et leurs familles.

Chaque année, Barrick investit environ 150 000 $ dans le programme, principalement pour le développement de matériel de formation et les frais d’administration et de consultation. Conçu pour être autosuffisant, le programme Nsabo Yetu est administré par une ONG locale nommée Children with Future in Zambia et par le service de développement durable de la mine de Lumwana. Éventuellement, les femmes administreront tout le programme d’elles-mêmes.

Une bonne partie du programme est consacrée au financement de microentreprises avec les économies des participantes. Ensemble, les participantes ont amassé plus de 60 000 $ (370 000 ZMW), somme qui sert de capital d’amorçage pour se lancer en affaires. Florence Kawatu, une participante, a utilisé les prêts du programme Nsabo Yetu pour ouvrir un dépanneur qui connaît beaucoup de succès dans la communauté de Shilenda. L’argent qu’elle gagne sert à scolariser ses cinq enfants et à soutenir financièrement les membres de sa famille élargie.

La réussite du programme n’est pas passée inaperçue dans les autres régions du pays, et les membres d’autres communautés cherchent de plus en plus à créer un équivalent dans leur région. Pour obtenir plus de renseignements sur le programme Nsabo Yeto, lisez l’article à ce sujet dans la publication Beyond Borders de Barrick, sur le site www.barrickbeyondborders.com.
Groupe de femmes en Zambie durant un cours d’alphabétisation offert dans le cadre du programme Nsabo Yetu, commandité par Barrick.

Nouvelles intronisations au Temple de la renommée du secteur minier canadien pour 2015


À l’occasion de la 27e cérémonie annuelle d’intronisation au Temple de la renommée du secteur minier canadien qui a eu lieu le 15 janvier à Toronto, quatre nouveaux membres ont été honorés en reconnaissance de leur carrière exemplaire et de leurs maintes réalisations au sein de l’industrie. Les membres intronisés en 2015 sont les suivants. 

Peter Bradshaw (né en 1938). Au début de sa carrière, M. Bradshaw s’est fait connaître dans l’industrie de l’exploration en développant des processus géochimiques et des méthodes d’exploration révolutionnaires. En 1979, après avoir rejoint les rangs de la société qui est devenue Placer Dome, il a contribué au développement du projet de Porgera en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Convaincu que le gisement, alors considéré comme un mauvais investissement, pouvait receler du minerai à haute teneur, il a entrepris un programme d’exploration à faible coût qui lui a permis de découvrir exactement ce qu’il cherchait. Grâce à son intuition, la mine de Porgera a produit plus de 18 millions d’onces d’or. Cela dit, l’héritage le plus durable de M. Bradshaw est le centre de recherche sur les gîtes minéraux de l’Université de la Colombie-Britannique, centre reconnu à l’échelle mondiale et consacré à l’innovation dans le domaine de l’exploitation minérale.

Ronald Netolitzky (né en 1943). Géologue aguerri, M. Netolitzky a vu bon nombre de ses découvertes se transformer en mines productives. Il a contribué à la découverte des sites de Snip et d’Eskay Creek en Colombie-Britannique, où ont été construites deux des mines de minerai à haute teneur en métaux précieux les plus prospères au pays. Il a également stimulé la croissance de nombreuses petites entreprises et participé à 12 importantes fusions et acquisitions. M. Netolitzky poursuit ses activités d’exploration à la recherche d’or et d’uranium en Saskatchewan, province où sa carrière a débuté il y a 50 ans.

Ian Telfer (né en 1946). M. Telfer s’est bâti une réputation d’entrepreneur averti et de visionnaire en créant plusieurs entreprises au moyen de fusions et d’acquisitions effectuées au moment opportun. Les entreprises qu’il a fondées ou dirigées – TVX Gold, Wheaton River (par la suite fusionnée avec Goldcorp), Silver Wheaton, Terrane Minerals, Uranium One, notamment – ont atteint une capitalisation boursière totale de plus de 50 milliards de dollars à leur apogée. M. Telfer est un philanthrope reconnu. En 2007, il a fait don de 25 millions de dollars – la plus importante somme jamais remise par un individu à une école de commerce – à l’Université d’Ottawa pour créer l’École de gestion Telfer. 

Mackenzie Iles Watson (né en 1935). Au cours de sa carrière de 50 ans, M. Watson a participé à d’importantes découvertes dans l’est du Canada, découvertes qui exigeaient une prévoyance exceptionnelle pour entreprendre des projets au potentiel économique considérable. Il a participé à la découverte de la mine d’or Holloway et des gisements de chromite dans le Cercle de feu en Ontario, ainsi qu’au projet de terres rares à Strange Lake, au Québec. M. Watson est une personne engagée sur le plan social qui participe aux activités des associations de l’industrie, qui fournit des bourses aux étudiants et qui encadre de jeunes géologues en début de carrière.

L’AMC compte parmi les principaux commanditaires du Temple de la renommée du secteur minier canadien. Vous pouvez obtenir des renseignements supplémentaires sur les membres intronisés et le processus de nomination à l’adresse www.mininghalloffame.ca/fr.
Ian Telfer, Peter Bradshaw, Ron Netolitzky, et Mackenzie Iles Watson (de gauche à droite) ont été intronisés au Temple de la renommée du secteur minier canadien en 2015. 
À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
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