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Dans ce numéro :

PLEINS FEUX : VERS LE DÉVELOPPEMENT MINIER DURABLE

PRIX D’EXCELLENCE VDMD 2015

 
Les finalistes pour les prix Vers le développement minier durable (VDMD) 2015 en engagement communautaire et en excellence environnementale ont été choisis. Les gagnants seront annoncés le 11 mai au gala de remise des prix de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) à l’occasion du congrès 2015 qui se tiendra à Montréal. 

En tout, 16 nominations ont été soumises par des sociétés minières membres de l’initiative VDMD. Dans le cadre de ce programme basé sur le rendement, les sociétés minières évaluent et gèrent leurs responsabilités environnementales et sociales et publient des rapports sur celles-ci. Le comité de sélection, composé de membres du Groupe consultatif des communautés d’intérêts national (GCCI) de l’Association minière du Canada (AMC), a choisi les finalistes en fonction de critères comme l’innovation, l’implication et l’engagement communautaires ainsi que les résultats des projets. Le rendement VDMD a également servi d’indicateur de l’engagement envers la responsabilité d’entreprise.

« Le groupe des candidats aux prix VDMD de cette année, en particulier les finalistes, ont démontré un niveau d’engagement très élevé auprès de la collectivité élargie dans le but de faire une différence. Ils ont relevé la barre du rendement pour l’industrie et méritent d’être reconnus pour leur travail en matière de durabilité de l’environnement. Nous les félicitons. » 
— Joy Kennedy, membre du comité de sélection et du GCCI de l’AMC

« Nous félicitons les finalistes de cette année qui ont été choisis parmi des propositions impressionnantes et qui ont apporté une contribution significative dans les collectivités où ils exercent leurs activités. Leurs projets innovateurs démontrent que collaborer avec les collectivités et répondre à leurs besoins permet d’élargir les avantages socio-économiques de l’exploitation minière dans les régions au Canada et partout dans le monde. Nous avons hâte d’annoncer les deux gagnants à l’occasion du gala de l’ICM en mai. »
— Pierre Gratton, président et chef de la direction de l’AMC

En 2014, l'AMC a créé les prix d'excellence VDMD dans le but de reconnaître les projets novateurs qui présentent un excellent rendement environnemental et social dans les pays où les sociétés minières canadiennes sont actives et de célébrer le dixième anniversaire de l'initiative VDMD, moteur de changement dans l'industrie minière canadienne. Lors du gala de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) tenu en mai 2014, IAMGOLD Corporation a reçu le prix VDMD en engagement communautaire pour le projet de jardins maraîchers mis sur pied par sa mine Essakane au Burkina Faso. Pour sa part, Syncrude Canada a remporté le prix VDMD en excellence environnementale pour son projet de remise en état des résidus miniers, l’initiative Sandhill Fen Research Watershed.

Les prix d’excellence VDMD visent à reconnaître les initiatives et les projets novateurs qui font la promotion du développement durable dans le secteur minier. Pour obtenir un complément d’information au sujet de l’initiative VDMD, veuillez visiter www.mining.ca/fr/vdmd.
 
PRIX VDMD EN ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE – FINALISTES 2015

Compagnie minière IOC : collaborer à des priorités communes dans la région Labrador Ouest

 
La région Labrador Ouest, comprise entre Labrador City et Wabush, est un bon exemple de la manière dont l’industrie minière peut créer des villes modernes. Labrador City, par exemple, a été construite en 1961 pour les employés de la Compagnie minière IOC et compte aujourd’hui 8 500 habitants. Pour aider à gérer l’incidence d’une industrie minière cyclique sur la population, IOC a créé le Comité consultatif communautaire (CCC) en 2006. Ce forum consultatif, formé de représentants de la société minière et d’intervenants communautaires, aide IOC à prendre des décisions éclairées touchant les besoins de la collectivité. En 2012, IOC a été encore plus loin en créant un groupe d’intervention régional pour compléter les efforts du CCC. Alors que le CCC traite de questions au niveau local, le groupe d’intervention régional, formé de membres plus anciens de l’industrie et de hauts fonctionnaires, traite et achemine les questions aux niveaux provincial ou fédéral. Le CCC et le groupe d’intervention régional se rencontrent quatre fois par année, et leurs priorités sont validées de nouveau annuellement pour s’assurer que les activités demeurent ciblées sur les enjeux les plus importants pour les collectivités locales. 

Ces groupes ont généré des résultats positifs pour la région, notamment en revendiquant des logements abordables, en traitant du sans-abrisme, en travaillant pour assurer à la région une infrastructure communautaire et des services d’urgence, de santé et de garde d’enfants adéquats et en s’unissant aux établissements d’enseignement pour améliorer l’éducation et la formation. Ce qu’il y a d’admirable à propos du CCC et du groupe d’intervention régional est qu’ils ont réussi à rallier les intervenants communautaires, l’industrie et les ordres de gouvernement à un but commun : le développement et la durabilité dans les collectivités où ils sont présents.

Vale : diversifier la prospérité économique de Thompson (Manitoba)

 
En novembre 2010, la société Vale, à Thompson, au Manitoba, avait annoncé qu’elle réduirait ses activités à seulement l’extraction et au traitement en 2015. Reconnaissant l’importance de l’exploitation minière pour l’économie de la région, Vale a immédiatement entrepris de travailler à réduire les risques possibles de ce projet de démantèlement partiel, et ce cinq ans à l’avance. En 2011, Vale a mis sur pied et financé dans sa totalité un plan de lancement en collaboration avec un groupe d’intervenants multiples, le groupe de travail sur la diversification économique de Thompson. Ce groupe a mis sur pied des plans d’action pour favoriser le développement et la diversification économiques dans la région. Ce groupe de travail a réuni un large éventail d’intervenants, y compris des représentants de Vale, du conseil tribal du Keewatin, de Manitoba Keewatinowi Okimakanak, de la nation des Cris de Nisichawayasihk, de la Ville de Thompson, de la Fédération des Métis du Manitoba, de la province du Manitoba et de la Chambre de commerce de Thompson. Ils se sont tous réunis dans un même but : accélérer le développement de Thompson en carrefour de services régional pour le Nord du Manitoba, avec l’exploitation minière comme solide pilier de l’économie. 

Grâce à l’engagement communautaire, les priorités ont été déterminées, englobant notamment l’habitation, l’éducation et la formation, l’identité régionale et le tourisme, le développement économique et les infrastructures. Dans une période de deux ans et demi, les travaux du groupe de travail ont permis de développer des plans d’action socio-économiques ainsi qu’un cadre de réglementation en cours de réalisation, de même que des relations durables, établies au cours de 20 000 heures d’engagement global et respectueux. L’investissement de Vale dans le groupe de travail sur la diversification économique de Thompson totalisait plus de deux millions de dollars et a été largement reconnu comme meilleure pratique. Cette pratique exemplaire est même devenue la référence à Thompson pour la façon dont elle rassemble la population en vue de créer des changements socio-économiques positifs. Son modèle est aujourd’hui utilisé ailleurs au Manitoba.

De Beers Canada : programme d’alphabétisation familiale dans les T.N.-O.


Offrir un livre à un enfant, c’est lui faire découvrir un monde de possibilités. C’est avec cette vision que De Beers Canada a créé son programme d’alphabétisation familiale « Books in Homes » pour les élèves d’écoles isolées de communautés autochtones, situées près de sa mine de Snap Lake, dans les Territoires du Nord-Ouest. Lancé en 2003, ce programme répondait à des problèmes de faible niveau d’alphabétisation et de faibles taux d’obtention de diplôme du secondaire qui empêchaient les résidents autochtones d’obtenir un niveau plus élevé d’éducation ou des emplois dans l’industrie minière. Étant donné que l’accès limité à du matériel de lecture et l’absence quasi totale de bibliothèques scolaires contribuaient au faible niveau d’alphabétisation, le programme « Books in Homes » a été créé pour aider les étudiants à construire des bibliothèques et à susciter leur intérêt pour la lecture. Grâce à ce programme, les étudiants choisissent chaque année trois livres qu’ils peuvent apporter à la maison. De la maternelle à la douzième année, ils recevront 39 livres, gracieuseté de De Beers. Jusqu’à ce jour, De Beers a offert 37 000 livres aux étudiants et, depuis 2007, la société achète des livres de la librairie locale Yellowknife Book Cellar.

De Beers collabore avec les intervenants communautaires pour concevoir et orienter le programme. Cette collaboration a donné lieu à d’importants résultats, notamment l’expansion du programme à tous les niveaux, non seulement aux étudiants de l’élémentaire comme initialement prévu, et au-delà des sept collectivités du T.N.-O initiales. De Beers s’est également associée à Yellowknife Book Cellar pour mettre sur pied une « foire du livre » qui permet de recueillir des livres que les enfants peuvent choisir et emporter avec eux après leur visite, une expérience beaucoup plus intéressante que le format de commande original. Plusieurs indicateurs témoignent de l’influence positive du programme sur les collectivités de la région. La présence à l’école augmente les jours de foire du livre, l’intérêt pour le programme est en hausse et les parents visitent de plus en plus Yellowknife Book Cellar avec une liste des livres que leurs enfants veulent acheter.

IAMGOLD Corporation : une plateforme multifonctionnelle offre de nouvelles occasions aux femmes de la région


Dans le village d’Essakane, près de la mine Essakane d’IAMGOLD au Burkina Faso, l’agriculture, l’élevage de bétail et le lavage de l’or (recherche d’or manuellement) sont les principales activités économiques. Les femmes accomplissent la plupart des tâches domestiques, en particulier la préparation des repas, qui occupe 50 % de leur temps. Lors d’une réunion avec les représentants de la mine, les femmes du village ont mentionné qu’elles souhaitaient un moulin à grains électrique, qui réduirait considérablement le temps nécessaire à décortiquer et à moudre les grains, un produit de base dans le régime alimentaire de la région. Les méthodes traditionnelles exigent d’utiliser un mortier et un pilon pour moudre le grain et le transformer en farine, un processus nécessitant de deux à trois heures. Ce travail exige également la participation de plus d’une femme. 

En réponse à cette demande, IAMGOLD a communiqué avec l’ONG OCADES Kaya, établie au Burkina Faso, pour aider les femmes à construire une plateforme multifonctionnelle qui offrirait des services d’égrenage et de mouture du grain ainsi que de nouveaux services, notamment une station de soudage. Grâce à l’installation de cette plateforme en 2013, les femmes ont maintenant accès à la technologie qui produit une farine de qualité supérieure en seulement deux minutes. Leur travail est depuis considérablement allégé, libérant du temps pour d’autres activités, par exemple suivre des cours d’alphabétisation et apprendre des compétences utiles, comme le microfinancement. Les femmes ont également acquis de l’expérience dans la gestion technique et financière de la plateforme ainsi qu’une expérience et des occasions qui étaient auparavant le privilège des hommes. La plateforme est en elle-même un abri muni d’un toit en appentis, construit à l’aide de bois recyclé provenant des matières de rebut de la mine Essakane. Ce bâtiment sert également de lieu de rencontre où les femmes peuvent discuter de la gestion de la plateforme. La mine a également fait don de déchets de métaux pour une formation sur le soudage, offerte sur le lieu de la plateforme. Les métaux ont été utilisés pour fabriquer et réparer de l’agroéquipement et du matériel de construction de maisons. En avril 2015, le Consortium OCADES KAYA/DORI se retirera du projet pour permettre aux femmes du village de prendre en charge la totalité de la gestion de la plateforme. Ces dernières prévoient ajouter des activités lucratives qui assureront la durabilité de la plateforme.
PRIX VDMD EN EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE – FINALISTES 2015

Mine Ekati de la Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine Inc. : surveillance des grizzlis dans les Territoires du Nord-Ouest


Lorsque les organismes de réglementation et de surveillance et les intervenants communautaires ont demandé un programme de surveillance des grizzlis, à la mine de diamants Ekati (exploitée par Dominion Diamond Corporation) et à la mine de diamants Diavik (exploitée par Rio Tinto), on a répondu en élaborant un nouveau programme dépassant les exigences de surveillance environnementale. Le programme régional conjoint visant l’ADN du grizzli a été conçu pour évaluer les tendances de la population des grizzlis et déterminer l’incidence des activités minières sur l’abondance relative et la distribution des grizzlis avec le temps. 

Après une étude pilote réussie, la phase initiale de deux ans du programme a débuté en 2012, et la compilation des données de la population de base a été terminée en 2013. Cette étude, effectuée sur une superficie de 16 000 km2 de la toundra centrale, englobait les propriétés des deux mines. Cette zone a été divisée en sections de 12 x 12 km, avec un poste dans chaque section, pour un total de 112 postes. On a fait appel au savoir traditionnel des aînés de la communauté et aux utilisateurs des terres pour le développement et l’emplacement des postes. Ces postes ont été construits à l’aide de mécanismes d’appât des ours pour permettre de recueillir des échantillons de poils laissés par les ours pour les soumettre à une analyse d’ADN. En tout, 1 902 échantillons de poils ont été recueillis en 2012, et 112 grizzlis ont été identifiés. En 2013, ce nombre est passé à 4 709 échantillons et à 136 grizzlis identifiés, parmi lesquels 39 n’avaient jamais été détectés. Les résultats suggèrent une fréquence de détection de 9 à 11 ours par 1 000 km2 au-delà des estimations de 1990, alors que la fréquence était de 3,5 ours par 1 000 km2, indiquant une population stable ou à la hausse d’ours dans la région. Ce projet, le plus important programme régional conjoint visant l’ADN du grizzli dans le territoire, a été la première grande collaboration entre les mines de diamants dans la région. Récemment, la mine de Snap Lake de De Beers et le projet Gahcho Kué ont apporté leur contribution, doublant ainsi la superficie étudiée à plus de 30 000 km2. Devant le succès obtenu, le gouvernement du Nunavut a également déployé des programmes semblables à rivière Back, à Hackett River, au lac Courageous, au lac Izok, à Hope Bay et dans l’Arctique de l’Est.

Vale : gestion de l’ours noir au pays des ours


Près de la mine de Voisey’s Bay de Vale, à Terre-Neuve-et-Labrador, il est possible d’apercevoir plus de 650 ours noirs dans une année donnée. En 2005, Voisey’s Bay a développé sa stratégie innovatrice de gestion de l’ours noir, qui traite non seulement du danger de travailler au pays des ours, mais qui respecte également l’importance culturelle de l’ours noir pour les Innus et Inuits du Labrador. Cette stratégie reconnaît que, à titre de visiteuse dans la région, la mine doit coexister avec son environnement sans nuire aux espèces. Il est essentiel de prévenir les rencontres. Il s’agit de réduire ce qui attire les ours, par exemple la nourriture et les déchets, et de restreindre leur accès aux bâtiments et aux infrastructures du site. Avec les années, cette stratégie a donné lieu à de nombreuses innovations, souvent créées à l’interne, pour conserver et éliminer les déchets de cuisine et pour installer des poignées modifiées pour éviter que les ours ouvrent les portes avec leurs pattes. Après avoir observé des oursons grimper dans les poteaux électriques sur la propriété et s’y tenir perchés, la mine a entouré les poteaux d’un revêtement spécial qui les rend trop glissants pour pouvoir y grimper. 

Tous les nouveaux employés, les entrepreneurs et les visiteurs suivent une formation qui comprend de l’information sur les ours noirs, quoi faire en cas de rencontre, la politique et les pratiques de l’entreprise à leur sujet et la façon de rapporter leur présence. Les moyens de dissuasion comme les effaroucheurs acoustiques et les projectiles en caoutchouc ne sont utilisés qu’au besoin pour encourager un ours à quitter un endroit où du personnel pourrait être présent ou lorsqu'un ours fait preuve d'acharnement ou présente un comportement agressif. Dans l’éventualité où un ours devient agressif ou qu’il tente à plusieurs reprises d’entrer dans un bâtiment ou le coin-repas, Vale demande au gouvernement ou aux intervenants autochtones de piéger et de déplacer l’ours loin du site de la mine. En tout dernier lieu, il pourra être nécessaire de tuer l’animal si ce dernier ne peut être déplacé avec succès, mais seulement après consultation avec les intervenants. Dans ce cas, la peau et la viande seront préparées et entreposées dans le congélateur communautaire à Nain, la collectivité la plus près du site. Grâce en grande partie à cette stratégie, on ne rapporte aucune blessure au personnel de la mine résultant de la rencontre avec un ours noir.

IAMGOLD Corporation : cultiver les espaces verts près des écoles du Burkina Faso


Dans la région de Sahel au Burkina Faso, les plantes épineuses forment la grande partie de la végétation, et la densité d’arbres y est très faible en raison des changements climatiques et de la désertification. Aux écoles situées près de la mine Essakane d’IAMGOLD, il y a peu d’arbres permettant aux enseignants et aux étudiants de se protéger du soleil, du vent et des tempêtes de sable. Le personnel de la mine y a vu une occasion d’améliorer la situation et, après consultation avec les collectivités avoisinantes, a lancé un projet de plantation nommé « Bosquets scolaires ». Ce projet vise à promouvoir l’éducation écologique chez les étudiants – les décideurs de demain – pour les encourager à agir afin de protéger l’environnement et de remplacer des pratiques nuisibles par des pratiques positives. Depuis 2013, quatre écoles près de la mine Essakane ont créé des bosquets et des jardins potagers qui sont entretenus par les étudiants, sous la supervision de leurs enseignants. Des centaines d’étudiants ont appris des techniques de plantation et d’entretien des arbres et de culture des légumes, lesquels sont utilisés dans les cantines scolaires pour les repas des étudiants. Outre les avantages liés à la nutrition et à l’éducation écologique, les bosquets ont apporté d’autres bienfaits. Différents arbres d’ombrage et fruitiers qui ont été plantés améliorent la qualité de l’air, fournissent un habitat favorable à la faune et empêchent l’érosion du sol puisque la couronne de l’arbre agit comme un écran contre le vent et les tempêtes de sable. 

Ce projet regroupe différents intervenants : étudiants, enseignants, collectivités, autorités environnementales et scolaires et la mine. Les collectivités près de la mine, particulièrement l’association des parents, ont participé à chaque phase du projet, apportant une information pertinente à propos de la terre et des pratiques agricoles ainsi que la main-d’œuvre nécessaire pendant la plantation des bosquets. Pour sa part, la mine a contribué à l’expertise technique, à l’équipement et aux fournitures nécessaires pour planter les arbres. La mine remet également des prix d’excellence aux écoles participantes. Devant le succès du projet, d’autres collectivités ont manifesté un intérêt croissant pour la plantation de bosquets à leurs écoles.

Bourse de l’AMC en économie des minéraux : il reste peu de temps pour la soumission des candidatures


La bourse commémorative Paul Stothart en économie des minéraux est ouverte pour une troisième année. La bourse, d’une valeur de 3 500 $, a été établie en 2012 grâce à la générosité des entreprises membres de l’AMC à la mémoire du regretté Paul Stothart, ancien vice-président des Affaires économiques de l’Association minière du Canada. La bourse est remise chaque année à un étudiant d’une université canadienne qui, à l’image de Paul, est animé d’une passion et possède des aptitudes pour l’économie des minéraux. 

Les candidats admissibles doivent préparer un baccalauréat ou une maîtrise en économie, ou une maîtrise en administration des affaires dans une université canadienne. Leurs travaux scolaires courants ou planifiés doivent également témoigner de leur intérêt pour l’économie des minéraux ou les activités commerciales dans le secteur des mines. Les candidats seront évalués en fonction de leurs réalisations scolaires ainsi que de leur engagement envers une carrière dans l’industrie minière canadienne. Les étudiants peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 15 mai 2015, et la bourse sera octroyée pour l’année scolaire 2015-2016. 

Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la bourse et les critères d’admissibilité, visitez www.mining.ca/fr/bourse.

Un groupe de travail indépendant examine les exigences et la documentation de l’AMC en gestion des résidus


Le mois dernier, l’AMC a confié à un groupe de travail indépendant et multidisciplinaire l’examen de ses exigences et de ses guides sur la gestion des résidus miniers dans le cadre de l’initiative Vers le développement minier durable, un programme obligatoire pour tous les membres de l’AMC, pour s’assurer de leur efficacité en matière de prévention des ruptures de digue à stériles et pour optimiser la conception, la construction et la gestion continue des parcs de résidus. L’AMC compte publier le rapport final du groupe de travail à la fin de l’année 2015.

La création du groupe de travail indépendant s'inscrit dans l'analyse en cours par l'AMC de son programme de gestion des résidus miniers, qui a été mis sur pied de manière proactive au lendemain du déversement survenu le 4 août 2014 à la mine de Mount Polley, située dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. Le groupe de travail analysera les exigences de l'initiative VDMD en matière de gestion des résidus miniers ainsi que les trois guides sur la gestion des résidus miniers réalisés par l'AMC; il donnera son avis sur la façon de les améliorer et de les renforcer. Dans le cadre de son travail, le groupe analysera les conclusions et les recommandations du rapport publié à la fin janvier par le groupe indépendant d'experts de la Colombie-Britannique chargé d'enquêter sur ce déversement. 

L'une des principales recommandations du groupe d'experts de la Colombie-Britannique sur la gouvernance d'entreprise voulait que toute entreprise minière souhaitant exploiter une installation de stockage de résidus miniers en Colombie-Britannique devrait soit obligatoirement être membre de l'AMC — assurant ainsi le respect de l'initiative VDMD — soit être obligée d'adhérer à un programme équivalent qui prévoirait également un processus de vérification. Nonobstant cet engagement, le conseil d'administration de l'AMC croit au bien-fondé d'un examen visant à étudier des améliorations additionnelles et un renforcement pouvant être apportés aux composantes de l'initiative VDMD qui portent sur les résidus miniers. 


« L'initiative VDMD, en plus de la priorité accordée à la gestion des résidus par l'industrie minière, a permis d'enregistrer un bon dossier en matière d'exploitation, de gestion, de clôture et de post-traitement sécuritaires des parcs à résidus miniers au cours des dernières décennies. En même temps, nous sommes d'avis qu'il y a toujours de la place à l'amélioration et nous voulons apprendre de l'incident de Mount Polley afin de nous assurer que cela ne se reproduira plus. L'industrie minière canadienne s'est engagée à faire tout ce qu'elle peut pour assurer la sécurité et la protection de l'environnement et des collectivités à proximité de ses sites d'exploitation. Si une modification pouvait être apportée à l'initiative VDMD pour la rendre plus sûre, nous voudrions le savoir. » 
— Pierre Gratton, président et chef de la direction de l’AMC

Le groupe de travail indépendant est présidé par Doug Horswill, ancien président du conseil d'administration de l'AMC et ancien vice-président principal à la durabilité et aux affaires externes de Teck Resources Limited. Il est composé des représentants suivants : Peter Lighthall, consultant indépendant (anciennement avec AMEC et Klohn Crippen); John Sobkowicz, Ph.D., Thurber Engineering Ltd.; Nalaine Morin, Tahltan Heritage Resources Environmental Assessment Team; Alan Young, Campagne internationale pour la conservation boréale et membre du GCCI de l’AMC; Craig Ford, Ph.D., Corporate Responsibility Solutions Inc. et cadre-résident à l’école de commerce Schulich; et Michael Davies, Ph.D., Teck Resources Limited et président du Groupe de travail sur les résidus de l’AMC. Dirk Van Zyl, qui a été membre du groupe d'experts de la Colombie-Britannique, agira à titre de conseiller spécial auprès du groupe de travail. 

« C'est un privilège de prendre part à cette analyse importante, qui continue de témoigner de l'intérêt que porte l'industrie minière canadienne à la sécurité des parcs à résidus. Au cours des prochains mois, le groupe de travail s'assurera de l'efficacité continue de l'initiative VDMD et des guides de l'AMC en matière de gestion des parcs de résidus miniers à l'échelle du Canada. Si des améliorations peuvent être apportées aux exigences et à l'orientation de l'initiative VDMD quant à la gestion des résidus à la lumière des conclusions du rapport des experts de la Colombie-Britannique, je suis convaincu que les experts qui composent le groupe de travail pourront les reconnaître pour les intégrer sur-le-champ. » 
— Doug Horswill, président du groupe de travail indépendant de l'initiative VDMD

Les exigences de l'initiative VDMD, à laquelle les membres de l'AMC doivent obligatoirement adhérer, dépassent largement les obligations réglementaires. Cette initiative vise à améliorer le rendement opérationnel de l'industrie dans des domaines environnementaux et sociaux clés, notamment en matière de gestion des résidus miniers, et comprend la vérification par un tiers des résultats déclarés. L’Association minière de la Colombie-Britannique et l'Association minière du Québec ont récemment adopté l'initiative VDMD et travaillent à sa mise en œuvre en collaboration avec leurs membres. L'un des éléments fondamentaux de cette initiative réside dans l'engagement de ses participants à assurer l'exploitation et la gestion sécuritaires des parcs à résidus. En fait, l'un des principaux facteurs à l'origine de l'élaboration de l'initiative VDMD, à la fin des années 1990, était la nécessité d'assurer la sécurité des digues à résidus par de solides pratiques de gestion des résidus miniers.

Le Canada célèbre la Semaine minière nationale du 11 au 17 mai


Chaque année, Ressources naturelles Canada (RNCan) organise les activités de la Semaine minière nationale, qui souligne le rôle de l’exploitation minière dans la vie des Canadiens. Ce rôle est perceptible de diverses façons; sur le plan de l’économie, des emplois qui soutiennent directement et indirectement le secteur et des produits dont nous avons besoin tous les jours.

La Semaine minière nationale s’ajoute aux autres semaines minières organisées par les provinces tout au long de l’année. Ces semaines mettent en évidence la place fondamentale qu’occupe l’industrie minière au sein de l’économie nationale et dans presque toutes les régions du Canada.

Connaissez-vous le rôle des activités minières au Canada?
  • L’apport de l’industrie minière au PIB du Canada est supérieur à 54 milliards de dollars, et l’industrie représente 20 % des exportations de marchandises totales. 
  • À l’échelle du pays, l’industrie minière emploie environ 380 000 personnes, dont plus de 10 000 Autochtones.
  • Les travailleurs miniers bénéficient des taux salariaux les plus élevés parmi les secteurs industriels du Canada; la paie moyenne dépassant les 110 000 $ par année. Ce montant est supérieur aux salaires offerts dans les secteurs de la foresterie, de la fabrication, des finances et de la construction.
  • L’industrie minière soutient le deuxième secteur d’approvisionnement en importance dans le monde, après les États-Unis, faisant appel à plus de 3 400 entreprises Å“uvrant notamment en génie, en construction et dans le domaine financier. 
  • Le Canada figure parmi les cinq plus grands producteurs au monde de 11 minéraux et métaux importants. 
  • Le Canada est reconnu sur la scène internationale pour son rôle prédominant en faveur de pratiques sécuritaires et durables. Par l’entremise du programme Vers le développement minier durable, les sociétés minières canadiennes ont été les premières à adopter un système de vérification externe du rendement à l’égard de pratiques minières durables.
Il est important de noter que le niveau de contribution et de présence actuel de l’industrie minière au Canada ne doit pas être tenu pour acquis. La force du Canada dans l’industrie minière et les emplois et contributions économiques qui s’y rattachent ne sont pas immuables. Le Canada figure sur une longue liste de pays offrant d’intéressantes possibilités sur le plan minier et boursier, et l’industrie a besoin d’un cadre économique et réglementaire particulier pour se développer.

Pour en savoir plus sur l’industrie minière canadienne ainsi que son apport au Canada et ailleurs, consultez notre rapport Faits et chiffres 2014 à l’adresse www.mining.ca/fr/ressources.


Le budget fédéral 2015 : favorable à plusieurs secteurs clés pour l’industrie minière


Le 21 avril, l’AMC s’est réjouie du fait que le gouvernement fédéral ait renouvelé le financement, dans son budget 2015, d’éléments clés tels que les évaluations environnementales, le Bureau de gestion des grands projets, l’éducation et la formation des Autochtones ainsi que la géoscience.

À l'heure actuelle, la grande majorité des évaluations environnementales fédérales sont réalisées dans le secteur minier. Un appui à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et aux autres ministères fédéraux de délivrance de permis est essentiel pour permettre l'évaluation rapide et efficace des grands projets miniers. En tant que plus important employeur d'Autochtones canadiens sur une base proportionnelle, l'industrie minière joue aussi un rôle de partenaire actif dans plusieurs programmes de formation autochtones liés aux mines partout au Canada. Le budget 2015 réitère les investissements dans le programme Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones, le Fonds pour les compétences et les partenariats et Indspire. Le renouvellement de l'Initiative géoscientifique ciblée (22 millions de dollars sur cinq ans) constitue aussi un investissement important dans la découverte de nouveaux gisements et le soutien d'un avenir à long terme pour l'industrie minière. 

Le budget 2015 comprend par ailleurs un certain nombre d'autres initiatives utiles pour le secteur minier canadien, notamment : 
  • L'accroissement du plafond d'emprunt du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest à 1,3 milliard de dollars et celui du gouvernement du Nunavut à 650 millions de dollars, qui devrait faciliter les nouveaux investissements dans l'infrastructure. 
  • La prolongation du crédit d'impôt pour exploration minière de 15 % pour les détenteurs d'actions accréditives pendant une année de plus. En outre, le budget 2015 réaffirme l'intention déclarée du gouvernement de faire en sorte que les coûts associés à la réalisation des études environnementales et des consultations communautaires nécessaires pour obtenir un permis d'exploration soient admissibles au traitement fiscal prévu pour les frais d'exploration au Canada. 
  • Le budget 2015 prévoit 30,8 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer la sécurité du transport maritime dans l'Arctique et renforcer davantage la prévention, la préparation et l'intervention en cas d'incident maritime dans les eaux au sud du 60e parallèle 
  • Le budget 2015 propose de réserver 23 millions de dollars sur cinq ans à même les fonds de Ressources naturelles Canada afin de stimuler l'innovation technologique visant à séparer et à exploiter les éléments des terres rares et la chromite. 
  • Le budget 2015 entend accorder 42 millions de dollars sur cinq ans pour élargir la présence et accroître les ressources du Service des délégués commerciaux (SDC). Le SDC est un groupe d'employés professionnels spécialisés qui fournissent un important soutien aux entreprises canadiennes à l'étranger, y compris dans le secteur minier, l'un des plus importants investisseurs à l'étranger du Canada.
« Compte tenu de la situation financière actuelle et du besoin de rigueur sur le plan fiscal, je suis heureux de constater que le gouvernement fédéral renouvelle ses investissements dans des secteurs cruciaux. De plus, le gouvernement a fait certains investissements stratégiques dans l'innovation, la sécurité maritime et l'infrastructure qui devraient lui rapporter des dividendes au fil du temps. Dans l'ensemble, le gouvernement fédéral a maintenu des investissements qui sont importants pour notre secteur tout en étant nécessaires pour que les Canadiens profitent de l'éventuelle reprise du marché des produits de base. »
— Pierre Gratton, président et chef de la direction de l’AMC
À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
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