Copy
Visitez le site : mining.ca.

Dans ce numéro :


Opinion : le Canada doit revendiquer son droit à l'exploitation minière ou courir le risque de perdre du terrain

Par Pierre Gratton, Président et chef de la direction de l'AMC


Depuis 72 ans, les ministres de l'Énergie et des Mines se rassemblent à l'occasion d'une conférence annuelle. Cette semaine, ils se sont rencontrés dans le contexte d'un ralentissement tenace de la demande mondiale de plusieurs minéraux et métaux. Plus souvent que dans plusieurs secteurs économiques, mais aussi plus souvent que la plupart des gens le préféreraient, l'exploitation minière à l'échelle mondiale est assujettie à des cycles lors desquels la demande et les prix chutent et qui sont suivis par d'autres dont le cours est rectifié et fortifié.

Voilà pourquoi il est important de se rappeler qu'un ralentissement n'est aucunement le moment de « miner » l'exploitation minière. Même en période de ralentissement, le secteur propose quelque 400 000 emplois spécialisés et bien rémunérés. Ses produits comptent toujours pour près de 20 % des exportations canadiennes. Il alimente les économies de communautés locales de partout au pays, et illumine des bureaux à Toronto, Vancouver et Montréal, où des professionnels contribuent à soutenir la place prépondérante du Canada à titre de centre mondial de financement de l'exploitation minière.

En vérité, c'est au moment d'un ralentissement que les décideurs politiques doivent porter une attention accrue à l'exploitation minière. Cela, afin de faire en sorte que le Canada soit en position avantageuse au moment où les produits de base feront invariablement leur remontée. Nous ne pouvons (et nous ne devrions) pas nous permettre de tenir le succès de l'exploitation minière canadienne pour acquis. Les investissements dans ce secteur sont mobiles, et nous sommes confrontés à la concurrence d'une foule d'autres pays qui aspirent à s'attirer une part financière de l'exploitation minière et des travaux préparatoires.

Le secteur de l'exploitation minière est le plus important employeur de Canadiens d'origine autochtone, plus de 300 conventions ayant été signées entre les intervenants du secteur et ces communautés. Nous sommes convaincus de la nécessité de la participation entière et significative des peuples autochtones aux occasions engendrées par le développement minier. Cependant, les gouvernements doivent faire preuve de constance et de coordination dans l'accomplissement de leur devoir de consulter les communautés autochtones, ainsi que de clarté et de mesure quant à leurs attentes à l'égard du secteur. Les meilleures intentions animent déjà les parties prenantes, mais il nous faut désormais établir des voies à suivre sensées.

Les Canadiens s'attendent à un cadre réglementaire conçu pour protéger l'environnement et stimuler l'activité économique. Or, plusieurs années de réformes ont entraîné l'émergence de lacunes nouvelles et involontaires. Nous nous demandons si les ministères disposent des ressources nécessaires pour s'acquitter de leurs responsabilités dans un délai raisonnable. Certaines sociétés vivent des situations dans lesquelles les représentants officiels pour un même permis changent sans cesse, ce qui entraîne des retards coûteux et inutiles. Nous ne demandons pas une réglementation moins rigoureuse, mais plutôt des moyens plus efficaces d'accomplir les tâches.

Une vaste partie de l'horizon de l'exploitation minière canadienne se situe dans le Nord. Toutefois, les infrastructures nécessaires pour acheminer les produits canadiens jusqu'aux marchés (routes, électricité, ports, voies ferrées) sont rarissimes dans cette partie du pays. Le Canada doit instaurer une collaboration stratégique entre les entreprises du secteur et les gouvernements de sorte à mettre en œuvre ces infrastructures aptes à façonner l'avenir de notre nation. La vision à long terme la plus judicieuse consiste à exploiter les mesures fiscales pour faciliter l'investissement du secteur privé dans les infrastructures. Nous sommes persuadés qu'une telle approche est jouable : il nous suffit de décider qu'elle compte et d'y adhérer.

Enfin, et peut-être de façon plus urgente, nous devons venir en aide au secteur canadien des petites sociétés d'exploitation, qui doivent actuellement surmonter les pires conditions financières depuis plusieurs années. L'accès à des capitaux pour celles-ci est extrêmement restreint. Une nouvelle approche comme l'établissement de l'Organisme coopératif de réglementation des marchés de capitaux incarne une occasion unique de proposer à ces entreprises un moyen de trouver et de travailler avec un plus large bassin d'investisseurs en allégeant le fardeau réglementaire et en réduisant les frais associés à la conformité.

Les sociétés du secteur minier contrôlent leurs coûts et se préparent en vue de la prochaine reprise, mais une politique publique sensée est également cruciale pour préserver le rang de chef de file du Canada dans cette industrie. Depuis des décennies, les ministres fédéraux et provinciaux se sont assurés que le Canada réfléchisse attentivement et agisse sagement afin de faire en sorte que nos citoyens continuent de profiter des occasions présentées par l'ampleur de nos ressources naturelles. Nul moment ne sera plus propice que le présent en vue d'enrichir ce patrimoine grâce à des mesures avant-gardistes et fort nécessaires.
Photo : Pierre Gratton, Président et chef de la direction, AMC

Bob Steane, de Cameco Corporation, est élu président du conseil d’administration de l’AMC

 
Lors de la 80e assemblée générale annuelle de l’AMC, tenue le 17 juin à Ottawa, Bob Steane, vice-président principal et directeur de l’exploitation de la société mondiale de production d’uranium Cameco Corporation, a été élu président du conseil d’administration de l’association pour un mandat de deux ans. Il succède à Zoë Yujnovich, vice-présidente de l’exploitation des sables bitumineux de Shell Canada, qui a occupé le poste de présidente du conseil d’administration de juin 2013 à juin 2015. 

Depuis de nombreuses années, M. Steane joue un rôle actif au sein de l’AMC, où il a occupé plusieurs postes de direction. Il est membre du conseil d’administration et du comité exécutif depuis 2012, tout récemment, à titre de premier vice-président. De 2013 à 2015, il a également présidé le tout récent Comité des affaires autochtones de l’AMC, qui travaille à renforcer la collaboration avec les groupes autochtones et à accroître leur participation dans le secteur minier. Cameco est le plus grand employeur industriel des Autochtones au Canada et, à ce titre, elle est reconnue comme un chef de file en matière de relation et de partenariat avec les Autochtones. M. Steane a donc apporté une contribution inestimable en tant que président du Comité des affaires autochtones.
 
« C’est un privilège d’avoir été élu au poste de président du Conseil d’administration de l’Association minière du Canada par mes pairs de l’industrie. L’industrie minière est un important moteur économique et un employeur de premier plan au Canada. Comme président, je travaillerai donc à m’assurer que l’industrie continue de procurer ces avantages aux Canadiens et de faire progresser les pratiques exemplaires pour renforcer la responsabilité d’entreprise. »  
— Bob Steane, Cameco Corporation
Photo : Bob Steane, de Cameco Corporation, nouveau président du conseil d’administration de l’AMC

L’industrie minière obtient un appui financier pour soutenir l’égalité hommes-femmes

 
L’AMC était heureuse d’accueillir l’honorable Kellie Leitch, ministre canadienne du Travail et de la Condition féminine, à son assemblée générale annuelle en juin. En présence du conseil d’administration de l’AMC, Mme Leitch a annoncé l’attribution par le gouvernement fédéral d’une somme de près de 500 000 $ pour soutenir le projet consacré à l’égalité hommes-femmes dans le secteur minier du Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM). 

Cette initiative consiste à cerner et à éliminer les obstacles systémiques à la participation et à l’avancement des femmes dans le domaine minier. À terme, le projet de trois ans doit mener à la création d’un groupe de travail formé de cadres de l’industrie qui travaillera à déceler et à supprimer les barrières auxquelles les travailleuses se heurtent dans leurs entreprises. Le Conseil RHiM créera en outre une série d’outils et de ressources d’analyse et d’inclusion, ainsi que des programmes de formation adaptés en fonction du sexe qui seront présentés à l’ensemble de l’industrie. 

Non seulement l’augmentation de la diversité servira à favoriser la venue de talents et de compétences remarquables dans le secteur minier, mais elle est également d’une importance cruciale pour combler la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie. Selon les plus récentes prévisions du Conseil RHiM, cette dernière aura besoin de quelque 120 000 nouveaux travailleurs au cours de la prochaine décennie pour remplacer ceux qui partiront à la retraite et pour pourvoir aux nouveaux postes. Des efforts concertés doivent être déployés pour attirer la prochaine génération de travailleurs miniers et accroître la présence des groupes sous-représentés, soit les femmes, les autochtones et les nouveaux Canadiens.
Photo : De gauche à droite : Pierre Gratton (AMC), Zoë Yujnovich (Shell Canada), Bob Steane (Cameco Corporation), Kellie Leitch (ministre canadienne du Travail et de la Condition féminine), Ingrid Hann (De Beers Canada) et Ryan Montpellier (Conseil RHiM)

Miser sur les partenariats pour améliorer la durabilité à l’échelle locale


Les entreprises minières canadiennes innovent constamment dans le but d’atténuer les répercussions environnementales de leurs activités. Dans bien des cas, elles se tournent vers l’extérieur et établissent des partenariats avec des organismes sans but lucratif en vue d’améliorer leur bilan environnemental et d’accroître les retombées positives pour les collectivités vivant près des sites d’exploitation.

En juin, Louise Grondin, vice-présidente principale de Mines Agnico Eagle ltée, s’est adressée au Comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes à ce sujet. Mme Grondin a attiré l’attention sur plusieurs initiatives en matière de biodiversité au Nunavut, où Agnico Eagle exploite la mine d’or Meadowbank. Entre autres initiatives, le suivi par satellite des déplacements de caribous à l’aide de colliers émetteurs est le fruit d’une collaboration entre l’industrie minière, les conseils de gestion du caribou et le gouvernement du Nunavut. Ce programme a été mis sur pied dans le but d’obtenir des données fiables sur la migration des caribous dans la région, en particulier sur celle de la harde de Beverly, laquelle était présumée en déclin marqué. Les données recueillies ont toutefois permis de constater que la harde avait plutôt adopté des lieux de mise bas plus au nord, comme le croyaient déjà de nombreux aînés de la région. Depuis 2008, Agnico Eagle a versé 250 000 $ pour la pose de 25 colliers émetteurs sur des caribous et 35 000 $ pour évaluer le nombre de femelles reproductrices. En 2013, la société a renouvelé son appui au programme pour une autre période de trois ans. 

La création d’un partenariat de suivi des milieux aquatiques avec l’Université de Guelph est une autre des initiatives d’Agnico Eagle en matière de biodiversité. Ce partenariat vise à améliorer les méthodes d’évaluation des habitats du poisson et de la productivité des régions de pêche, et contribuera à de futures recherches sur l’écologie aquatique du Grand Nord. Les données et les outils utilisés à Meadowbank sont même déjà mis à contribution par Agnico Eagle et d’autres conseillers dans le cadre de plusieurs projets envisagés au Nunavut. 

Dans sa présentation, Mme Grondin a illustré à l’aide d’un autre exemple la possibilité de travailler de concert avec les collectivités pour favoriser la durabilité dans toutes les sphères d’activités minières, y compris la gestion des résidus miniers. En 2014, des employés de la mine Meadowbank ont vu la possibilité de récupérer les palettes de bois pour leur donner une deuxième utilité dans la collectivité de Baker Lake. Ainsi, plutôt que d’être jetées, les palettes sont maintenant données à une école secondaire locale, qui les utilise dans le cadre d’ateliers de menuiserie où les élèves apprennent à travailler le bois en fabriquant des objets pratiques, comme des remises ou des traîneaux. En mars 2014, 9 mois à peine après le début du programme, 500 palettes avaient été détournées du dépotoir et recyclées dans la collectivité.
Photo : L’initiative de recherche sur les milieux aquatiques d’Agnico Eagle et de l’Université de Guelph

Des membres de l’AMC sur la liste des 50 entreprises les plus socialement responsables


Cette année, sept membres de l’AMC figurent sur la liste annuelle des 50 entreprises les plus socialement responsables produite par Sustainalytics et publiée par Maclean’s. Nouveauté cette année : Sustainalytics a utilisé une méthode de classement hiérarchique en sélectionnant les meilleures entreprises dans chacun des dix secteurs représentés sur la liste. Toutes les entreprises ont été analysées et sélectionnées par Sustainalytics en fonction de nombreux indicateurs de rendement en matière d’environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance. Dans la catégorie des matières premières, Kinross Gold se classe au premier rang, suivie de Teck Resources ltée, d’IAMGOLD Corporation, de Goldcorp inc. et de New Gold. Toutes ces sociétés font partie de l’AMC. Dans la catégorie de l’énergie, deux autres membres de l’AMC figurent sur la liste : Cameco Corporation et Suncor Énergie inc.

Dans l’article de Maclean’s, Kinross explique que la notion de responsabilité sociale fait partie intégrante de sa stratégie d’affaires et de ses activités quotidiennes. L’entreprise concentre ses efforts en la matière dans cinq principaux domaines : la sécurité, l’énergie, les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau et la production de déchets. Son but est de gérer les retombées de ses activités et de créer un contexte favorable aux collectivités locales. Elle y parvient en misant sur des plans en matière de responsabilité, qu’elle met en Å“uvre sur ses sites de manière à exercer une influence bénéfique dans les régions où elle exerce ses activités. Cette approche a permis d’obtenir des résultats positifs à l’échelle locale.  

En 2013, près de la mine Tasiast exploitée par Kinross en Mauritanie, une étude réalisée par des sociologues locaux a révélé que le nombre de foyers vivant sous le seuil de la pauvreté avait diminué de plus de moitié depuis 2011, et que le taux de chômage avait régressé de 47 % à 24 %. Ces progrès sont partiellement attribuables au partenariat établi par l’entreprise avec la coopérative bédouine locale, dont les membres ont pu suivre des cours d’alphabétisation et de gestion des affaires.

Les sociétés Vale, Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine récompensées lors de la remise des prix d’excellence VDMD 2015


Pour souligner leurs projets novateurs qui haussent la barre en matière de responsabilité d’entreprise dans le secteur minier canadien, Vale, Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine inc. ont reçu les prix d’excellence Vers le développement minier durable (VDMD) 2015 lors du gala de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) en mai. 

Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine inc. ont reçu conjointement le prix VDMD en excellence environnementale pour le programme régional conjoint visant l’ADN du grizzli dans les Territoires du Nord-Ouest. Ce programme, le plus important du territoire, a grandement contribué au suivi des tendances de la population d’ours dans la région par le gouvernement et les collectivités. Il s’agit également de la première collaboration environnementale majeure entre les mines de diamants des Territoires du Nord-Ouest. 

Vale a par ailleurs reçu le prix VDMD en engagement communautaire 2015 pour avoir participé à la création et au financement du groupe de travail sur la diversification économique de Thompson. Pendant deux ans et demi, le groupe réunissant de multiples intervenants a conçu des plans d’action socioéconomiques qui sont maintenant mis en Å“uvre afin de stimuler et diversifier l’économie de la région de Thompson, au Manitoba. 

Pour obtenir un complément d’information au sujet des initiatives primées, visitez le www.mining.ca/fr/prix-dexcellence-vdmd-2015.
Photo : De gauche à droite : Ben Chalmers (AMC), Carolyn Chisholm (Rio Tinto – Diavik), Lovro Paulic (Vale), Kirk Regular (Vale), Claudine Lee (Dominion Diamond), Sean Waller (président de l’ICM) et Philip Oxhorn (membre du Groupe consultatif des communautés d’intérêts de l’AMC)

Jeffrey Schlachter est le récipiendaire de la bourse commémorative Paul Stothart en économie des minéraux pour 2015


L’AMC a nommé Jeffrey Schlachter, d’Edmonton, en Alberta, récipiendaire de la bourse commémorative Paul Stothart en économie des minéraux pour 2015, d’une valeur de 3 500 $. Jeffrey prépare actuellement une maîtrise en administration des affaires à l’Université de l’Alberta, où il a également obtenu un baccalauréat en génie minier avec distinction. 

Les réalisations académiques de Jeffrey, de même que sa grande expérience de travail dans le secteur minier, ont impressionné le comité de sélection. Jeffrey est ingénieur des mines et a occupé plusieurs postes dans des mines et des centrales au charbon en Alberta. Il est actuellement directeur des opérations commerciales à la Westmoreland Coal Company, à Edmonton, où il travaille depuis 2012.

L’AMC est heureuse de remettre cette bourse à Jeffrey en vue de l’aider à terminer sa maîtrise. Ses connaissances techniques et les compétences en gestion qu’il a acquises par son expérience de travail et son programme de M.B.A. seront pour lui des atouts précieux tout au long de sa carrière dans l’industrie minière. La bourse a été établie en 2012 grâce à la générosité des entreprises membres de l’AMC à la mémoire du regretté Paul Stothart, ancien vice-président des Affaires économiques de l’Association minière du Canada.
À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
Visitez notre site Web ici   •   Suivez-nous sur Twitter
Copyright © 2015 Mining Association of Canada, All rights reserved.


unsubscribe from this list    update subscription preferences