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Visitez le site : mining.ca.

Dans ce numéro :

Le Canada franchit une étape de plus vers la transparence en matière d’exploitation minière 

 
Après plus d’un an de collaboration, des organisations de la société civile et l’industrie minière canadienne se sont unies en faveur de la transparence dans le secteur minier. Le 16 janvier, le Groupe de travail sur la transparence des recettes provenant des ressources naturelles a publié ses recommandations. Il demande aux gouvernements fédéral et provinciaux du Canada d’adopter des normes rigides exigeant que les minières rapportent les paiements qu’ils versent aux gouvernements au pays ou à l’étranger. 

Ces recommandations sont émises sept mois après que le premier ministre Harper se soit engagé à améliorer la transparence en lien avec les paiements effectués dans le secteur de l’extraction dans une communication émise en juin 2013 en préparation au sommet du G8.

Pour les membres de ce groupe, soit l’AMC, l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, Publiez ce que vous payez - Canada, et le Revenue Watch Institute, ces recommandations représentent un plan pour la création d’une nouvelle norme de transparence dans le secteur minier. Le Groupe a conclu que les gouvernements provinciaux et les organismes de réglementation des valeurs mobilières sont les mieux placés pour créer des lois et des règlements visant à forcer les minières cotées en bourse du Canada à publier les paiements effectués aux gouvernements. Les recommandations décrivent une norme de transparence semblable à celles qui sont déjà en vigueur dans l’Union européenne et aux États-Unis. 

Le Groupe de travail a été honoré pour sa collaboration unique, et l’industrie minière pour sa participation et son initiative dans cet effort visant à améliorer la réglementation liée à la transparence. D’autres organismes ont également soutenu le Groupe de travail, notamment Oxfam America qui a déclaré au Wall Street Journal que ce soutien «_constitue l’appui le plus important offert par l’industrie pour la déclaration obligatoire depuis la naissance du mouvement en faveur de la transparence » [traduction]. Le texte complet des recommandations se trouve sur le site: www.mining.ca.

Faits et chiffres – Principaux besoins de l’industrie minière en 2014 

 
Le rapport Faits et chiffres 2013 de l’AMC révèle que l’industrie minière canadienne contribue grandement à l’économie canadienne à titre de moteur économique important et d’employeur de premier plan. Cependant, pour que l’industrie continue de prospérer et de contribuer à l’économie, le rapport mentionne également qu’il faut répondre à ces principaux besoins :
  • Un processus de réglementation efficace. Compte tenu des importants changements apportés au régime de réglementation du Canada sur l’exploitation minière, il faudra tout faire pour assurer une transition harmonieuse au nouveau modèle réglementaire et éviter les délais inutiles et coûteux.
  • Des travailleurs compétents. Le secteur minier canadien prévoit devoir embaucher plus de 145 000 travailleurs au cours de la prochaine décennie. L’industrie doit absolument s’assurer qu’elle compte suffisamment de travailleurs qualifiés pour favoriser sa croissance.
  • Des infrastructures améliorées. Les mines en activité sont souvent situées dans des endroits reculés et nécessitent donc des routes, des accès par voie maritime et des réseaux électriques. L’industrie doit adopter une approche stratégique à long terme à l’égard des investissements dans les infrastructures afin d’exploiter pleinement les possibilités qui s’offrent à elle, surtout dans le nord du pays.
  • Environnement concurrentiel de commerce et d’investissement. Les minières du Canada font face à une concurrence de plus en plus féroce provenant d’autres pays. Le gouvernement fédéral doit maintenir cette solide politique commerciale, créer des programmes de soutien et négocier des accords commerciaux, des accords d’investissement et des conventions de double imposition pour aider nos entreprises à demeurer concurrentielles.
« La capacité du Canada à attirer des investissements internationaux de nature très imprévisible dépend de plusieurs facteurs outre les prix des produits, qui sont déterminés par le marché international. L’industrie et les gouvernements doivent collaborer pour régler les principaux problèmes qui touchent l’industrie au Canada, pour stimuler la croissance du secteur minier et pour faire en sorte que le pays demeure aussi attrayant pour les compagnies minières et les sociétés cotées en bourse. »  
- Pierre Gratton, président et chef de la direction, AMC
 

Légendes de l’industrie intronisées au Temple de la renommée du secteur minier canadien 

 
À l’occasion de la 26e cérémonie annuelle d’intronisation au Temple de la renommée du secteur minier canadien qui a eu lieu le 16 janvier à Toronto, quatre nouveaux membres ont été honorés en reconnaissance de leur carrière exemplaire et de leurs maintes réalisations au sein de l’industrie. Les membres intronisés en 2014 sont les suivants. 

Kathleen (Kate) Rice (1882-1963). Mme Rice a été honorée en tant que première femme prospectrice au Canada, à une époque où les femmes n’avaient pratiquement aucun droit légal. Mme Rice a abandonné le confort de l’Ontario pour gagner les contrées sauvages du Manitoba, où elle a appris à survivre en nature auprès des Autochtones de la région et étudié la prospection en compagnie de ses collègues masculins. Elle a pris possession des premiers gisements de nickel au Manitoba, ce qui a entraîné une importante découverte d’une valeur de 5 millions de dollars en 1925 – propriété qui appartient encore aujourd’hui à Vale Canada. 

John (Jack) F. McOuat (1933-2013). Ingénieur en géologie et cofondateur de Watts, Griffis and McOuat (WGM), M. McOuat a contribué au développement de centaines de mines et de projets d’exploitation minérale. Il a travaillé dans divers pays et fourni des services de consultation qui ont contribué au développement de mines en Arabie Saoudite et dans le Grand Nord du Canada. M. McOuat soutient activement le Musée royal de l’Ontario, dont les galeries Teck sont le lieu d’une exposition à la fine pointe de la technologie sur le Temple de la renommée du secteur minier canadien. 

David S. Roberston (1924-). Géologue accompli et fondateur de David S. Robertson & Associates, M. Robertson est bien connu pour avoir découvert des dépôts d’uranium à Elliott Lake en Ontario, et pour sa contribution à l’avancement de notre compréhension de la géologie de l’uranium. M. Robertson, également expérimenté dans le domaine de la potasse, a été évaluateur en chef au gouvernement de la Saskatchewan à l’époque où la Potash Corporation of Saskatchewan est devenue une société d’État.

C. Mark Rebagliati (1943-). Ce géoscientifique a fait un nombre impressionnant d’importantes découvertes au Canada comme à l’étranger. Il a découvert plusieurs gisements qui sont devenus des mines dans sa province natale, la Colombie-Britannique, notamment la mine du mont Milligan et la mine Kemess. Sa volonté de partager son expérience, son savoir scientifique et son expertise en matière de gisements de porphyre en ont inspiré d’autres à partir à la recherche de tels gisements. 

L’Association minière du Canada compte parmi les principaux commanditaires du Temple de la renommée du secteur minier canadien. Le temple compte environ 160 membres, dont les noms sont actuellement présentés en cinq endroits : au bâtiment des Mines de l’Université de Toronto, au Musée royal de l’Ontario (ROM), au Musée des industries nucléaire et minière, au Britannia Mine Museum et, plus récemment, au Musée canadien de la nature. Pour en savoir plus sur les membres intronisés en 2014, visitez le site: www.mininghalloffame.ca/fr.
 

L’AMC publie son Rapport d’étape VDMD 2013 

 
Le Rapport d’étape VDMD de 2013 aborde en profondeur le rendement des membres de l’AMC en 2012 dans les trois domaines ciblés par l’initiative VDMD : collectivités et gens, gérance environnementale et efficacité énergétique. Le rapport démontre une amélioration soutenue des résultats des compagnies, dont voici quelques faits saillants : 
  • Le nombre d’installations ayant obtenu une cote de niveau A ou supérieur connaît une hausse moyenne de 10 % d’année en année pour les indicateurs suivants : relations avec les Autochtones et les collectivités, planification de la gestion de crises, gestion de l’énergie et des émissions de GES et gestion des résidus. Le niveau A représente un bon rendement et constitue l’objectif de tous les membres de l’AMC. 
  • En matière de gestion des résidus, 92 % des installations ont rapporté la mise en application d’un Manuel d’exploitation, d’entretien et de surveillance qui adopte les pratiques exemplaires de l’industrie. Il s’agit d’une hausse de 18 % depuis 2011.
  • On note également une augmentation de 19 % entre 2011 et 2012 du nombre d’installations ayant été désignées niveau A ou supérieur en ce qui a trait aux pratiques exemplaires en communication et relations avec les communautés d’intérêts, y compris avec les communautés autochtones (le pourcentage de celles-ci était de 88 % en 2012). 
« Pour les investisseurs, l’initiative VDMD représente un indicateur de rendement en matière de meilleures pratiques d’exploitation minière tout à fait transparent et très intéressant pour faciliter la gestion du risque. » 
– Stephen Kibsey, vice-président, Gestion du risque, La Caisse de dépôt et placement du Québec
                    
La participation à l’initiative VDMD est obligatoire pour tous les membres de l’AMC. Cette initiative est un programme basé sur le rendement ouvert à l’ensemble de l’industrie. Il a été créé pour aider les compagnies minières à évaluer et à gérer leurs responsabilités environnementales et sociales. Pour télécharger le Rapport d’étape VDMD 2013 ou pour en savoir davantage sur l’initiative, visitez le site: www.mining.ca.
 

Teck reçoit le Prix du leadership VDMD pour ses activités à Elkview

 
Pour ses résultats exceptionnels dans les trois domaines ciblés par l’initiative Vers le développement minier durable (VDMD), soit l’empreinte environnementale, les collectivités et gens et l’efficacité énergétique, l’installation de Teck à Elkview s’est vu octroyer le Prix spécial du leadership VDMD en novembre 2013 lors d’une réception donnée à Sparwood, en Colombie-Britannique. Teck se joint aux deux autres sociétés dont un site minier a réussi à obtenir cette distinction depuis les 10 ans d’existence du programme VDMD. 

Ce prix est remis uniquement aux installations qui atteignent ou surpassent le niveau A pour tous les protocoles évalués dans le cadre de l’initiative VDMD : la gestion des résidus, les relations avec les Autochtones et les collectivités, l’utilisation de l’énergie et la planification de la gestion de crises. Les résultats de  l’installation d’Elkview sont excellents dans toutes les catégories, mais sont surtout impressionnants dans le domaine des relations avec les Autochtones et les collectivités. Elkview a obtenu le niveau le plus élevé qui soit (AAA) pour tous les indicateurs de ce protocole. Ces indicateurs comprennent entre autres d’établir des processus pour communiquer avec les communautés d’intérêts d’une installation, de comprendre le point de vue de ces communautés et de faire en sorte que ces communautés sont informées des activités et du rendement de la mine.

« Ce prix souligne le leadership dont Teck a fait preuve par ses réalisations concrètes de haut niveau dans nombre de domaines. Ce type d’engagement mérite d’être reconnu, car il illustre comment on joint l’action à la parole dans le secteur minier. »
 
– Alan Young, directeur des programmes corporatifs pour l’Initiative boréale canadienne et membre du Groupe consultatif des communautés d’intérêts de l’AMC
 

La mine Diavik investit dans l’énergie renouvelable avec un parc éolien primé 

 
Depuis son entrée en service en septembre 2012, le parc éolien de la mine de diamants Diavik a attiré beaucoup d’attention puisqu’il permet de réduire l’empreinte environnementale de la mine. Il a obtenu le prix du leadership 2013 de l’Association canadienne de l’énergie éolienne pour sa contribution significative à l’évolution de l’énergie éolienne au Canada et le prix de l’environnement 2013 de l’Association des ingénieurs et géoscientifiques professionnels des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. 

La mine Diavik, une coentreprise de Rio Tinto et de Dominion Diamond Corporation, se situe au lac de Gras, dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle est exploitée par Diavik Diamond Mines (2012) Inc., une société affiliée à Rio Tinto.

Le parc éolien était nécessaire parce que l’établissement, qui se trouve à l’extérieur du réseau de distribution d’électricité, devait recourir au carburant diesel pour alimenter ses activités, approvisionnement qui représentait chaque année plus de 50 millions de litres de carburant, soit une dépense d’environ 70 millions de dollars. De plus, le transport de ce carburant emprunte des routes de glace, donc la mine est assujettie à des conditions météorologiques variables. Avec son parc éolien à quatre turbines d’une puissance de 9,2 mégawatts, premier grand parc éolien construit aux Territoires du Nord-Ouest, la mine Diavik détient la plus grande centrale hybride à énergie éolienne et au diesel du monde. L’investissement de 31 millions de dollars de Diavik a permis à la mine d’économiser 3,8 millions de litres de carburant en 2013. Au cours de l’année, le parc éolien a fourni 8,4 % de l’électricité de la mine, atteignant même 58 % dans sa période de crête. 

Faits intéressants : 
  • Les aubes de 33 mètres de la turbine étaient les plus grosses charges jamais transportées sur la route de glace. 
  • Les fondations de chaque tour sont renforcées par 20 kilomètres d’acier et 306 mètres cubes de béton. 
  • Les turbines, qui n’utilisent pas de multiplicateur et dont les aubes sont équipées d’une technologie de dégivrage, peuvent fonctionner jusqu’à -40 °C.
À propos de l’Association minière du Canada
 
L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis.
 
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