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Des experts internationaux réclament l'accès universel à un traitement contre l'hépatite C qui sauve des vies

Le 24 juillet 2015, Vancouver, C.-B.
Pour diffusion immédiate

Les vendredi et samedi 17 et 18 juillet, la 2e Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale a regroupé des experts nationaux et internationaux pour discuter et élaborer un plan stratégique afin d'améliorer l'accès aux nouveaux et désormais puissants traitements contre l'hépatite C.

L'hépatite C est une infection à diffusion hématogène qui provoque une maladie chronique du foie et peut entraîner l'insuffisance hépatique dans les 15 à 20 ans qui suivent l'infection initiale. Plusieurs nouveaux médicaments sur le marché se révèlent extrêmement efficaces à éradiquer l'hépatite C, avec des taux de guérison supérieurs à 90 ou 95 pour cent et peu d'effets secondaires.

« Malgré la récente révolution du traitement de l'hépatite C, bien des gens n'y ont toujours pas accès », affirme le Dr Marina Klein, coprésidente de la Rencontre. Le problème principal est le coût du traitement. Au Canada, un cycle de traitement de 12 semaines coûte en général entre 50 000 $ et 90 000 $.

Dans le contexte canadien, les politiques divergent en ce qui concerne une couverture potentielle, qui se limite typiquement aux personnes ayant contracté l'infection par le biais de sang contaminé ou dont le foie a atteint un seuil précis de détérioration. En dehors de ces conditions, le traitement est encore difficile à obtenir. Dans de nombreuses juridictions, un seul cycle de traitement est autorisé en raison du coût élevé des médicaments.

Rick Waines est un résident de Vancouver dont l'hépatite C a été guérie en 2002. « Aucun des nouveaux médicaments n'était accessible à l'époque où je me suis fait traiter et les chances que le traitement agisse n'étaient que de 50 pour cent. Les effets secondaires associés aux anciens schémas à base d'interféron étaient terribles, mais je suis heureux à présent qu'ils aient fonctionné pour moi. Je ne peux pas m'imaginer que l'on n'offre pas le traitement à des gens qui en ont besoin, surtout compte tenu des récents progrès dans ce domaine. » Rick appuie à présent le travail du Comité de la sécurité du sang et des approvisionnements de la Société canadienne de l'hémophilie.

Au Canada et ailleurs dans le monde, l'hépatite C touche les gens les plus socialement marginalisés, ceux qui ont le plus de difficulté à accéder au traitement. « Afin de réellement répondre à cette épidémie, nous devons prioriser le traitement pour les personnes dans le besoin, comme les personnes vivant avec la co-infection VIH/hépatite C et celles qui s’injectent des drogues – des personnes qui sont souvent laissées de côté », rappelle le Dr Klein.

Lors de la réunion, Andrew Ball, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé qu'à l'échelle mondiale, l'hépatite B et l'hépatite C n'ont pas bénéficié de toute l'attention nécessaire. L'objectif de l'OMS est de réduire de 90 pour cent l'incidence de l'hépatite B et de l'hépatite C d'ici 2030, mais, selon lui, les systèmes actuels ne permettront pas d'y arriver. « La question n'est pas tant de savoir si cela est faisable, mais bien de savoir comment y parvenir », rappelle-t-il.

À long terme, le traitement universel générerait des économies pour le système de santé et réduirait le nombre de nouvelles infections. Au Canada, l'hépatite C est le principal problème de santé à l'origine des greffes de foie, qui coûtent 300 000 $ par intervention lorsque des donneurs d'organes peuvent être trouvés. En tant qu'événement officiel, cette rencontre de Vancouver s'est tenue juste avant l'imposant Congrès de la Société internationale du sida (IAS 2015) qui prenait fin le 22 juillet.

La Société internationale du sida a adopté comme priorité la co-infection par le VIH et l'hépatite virale et continuera de soutenir la Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale comme symposium satellite officiel lors de ses prochains congrès. Le prochain congrès aura lieu à Durban en Afrique du Sud en juillet 2016.

Pour plus de renseignements, consulter l'adresse www.coinfectionmeeting.com

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Pour des demandes d'entrevues ou pour plus de renseignements, communiquer avec :
Heiko Decosas
Communications et transfert des connaissances
Réseau canadien pour les essais VIH des IRSC
hdecosas@hivnet.ubc.ca
Cell-778-558-6192

Organisateur De L'événement
the CTNIAS 2015
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2015 CIHR Canadian HIV Trials Network



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