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Les mauvaises nouvelles ont du bon

MauvaisesNouvellesDe plus en plus de journaux ne publient que des articles positifs. Et pourtant les informations déprimantes sont utiles au citoyen.

Avez-vous déjà cherché un antidote aux mauvaises nouvelles ? Au Royaume-Uni, Positive News (positivenews.org), le premier « journal de bonnes nouvelles », tire aujourd’hui à 60 000 exemplaires. Fondé en 1993, il paraît également aux Etats-Unis, en Argentine, en Espagne et à Hong-Kong. Lors de la conférence Good News for the Media [De bonnes nouvelles pour les médias] qui s’est tenue l’année dernière à Londres, son rédacteur en chef Sean Dagan Wood figurait parmi les tenants d’un changement culturel dans les médias d’information.

L’événement était présidé par Jodie Jackson, employée dans une parfumerie, qui a fondé le site Whatagoodweek ["Quelle belle semaine !" whatagoodweek.co.uk] en 2011. « J’en avais assez des mauvaises nouvelles, assez d’être sans cesse confrontée à des problèmes, pas forcémemt mondiaux, mais à des tragédies personnelles qui semblaient obscurcir ma vision du monde », a-t-elle déclaré. La jeune femme a donc décidé de collecter auprès de diverses sources ce qu’elle considérait être de bonnes nouvelles et de les publier chaque semaine sur son site internet. Elle a également commencé à interroger les gens sur leur rapport à l’actualité. « Je leur demande s’ils lisent le journal et, s’ils répondent non, je demande pourquoi. La plupart du temps, c’est parce qu’ils trouvent ça déprimant. Pas une seule fois, quelqu’un m’a dit que c’était parce qu’il trouvait ça inintéressant. »

Selon Jodie Jackson, le discours des grands médias ne reflète pas la réalité. « Il faudrait donner plus d’exemples de gens qui résistent, rebondissent, parviennent à quelque chose, trouvent des solutions et sont porteurs d’émotions positives », affirme-t-elle.

En juillet 2012, Sean Dagan Wood a tenu le compte des articles positifs et négatifs dans les médias britanniques (hors rubriques sport et célébrités) et a découvert que les articles positifs ne représentaient en moyenne que 16 % du total. « Pour moi, la question est de savoir si cette proportion est un reflet fidèle de la société ou non, explique-t-il. Les gens sont démoralisés par la masse écrasante des mauvaises nouvelles qui leur donnent un sentiment d’impuissance et affectent leur bien-être. »

Le Huffington Post [journal en ligne américain] a créé sa rubrique « Bonnes nouvelles » l’année dernière. « Dans tout le pays, a alors plaidé la directrice Arianna Huffington, il y a des gens et des communautés qui font des choses incroyables, surmontent d’énormes obstacles et relèvent des défis avec détermination, créativité et dignité. Mais ces histoires sont rarement reprises sur internet, dans les journaux ou à la télévision. »

Des solutions aux lecteurs.

Sam Smyth, journaliste irlandais chevronné n’est toutefois pas de cet avis. « Des solutions ? Je préfère laisser ça aux lecteurs, répond-il. Pour moi, dénoncer des abus est une bonne chose, cela fait partie du travail de journaliste. On considère généralement comme négatives les nouvelles qui donnent une image peu reluisante de quelqu’un ou de quelque chose, mais est-ce qu’il vaudrait mieux ne pas en parler du tout ? » Proposer des solutions n’est pas le rôle des journalistes, insiste-t-il. « Je préfère m’en tenir aux faits et raconter une histoire de manière à impliquer le lecteur et à l’inviter à utiliser ces informations pour se faire sa propre opinion. »

Miriam Donohoe, ancienne journaliste à l’Irish Times, a créé le compte Twitter @PositiveIreland sur lequel les internautes sont invités à poster des messages positifs et édifiants. Elle aussi défend la publication de bonnes nouvelles pour une couverture plus équilibrée de la réalité, mais elle se range du côté de Sam Smyth pour ce qui est d’apporter des solutions aux lecteurs. « Ce n’est pas aux médias de résoudre nos problèmes, mais je pense que cela fait partie de leur travail de donner une information équilibrée qui permettra à chacun de se faire sa propre idée, explique-t-elle. À mon avis, le public est demandeur et veut lire davantage de bonnes nouvelles sans pour autant être dans le déni Je trouve que les médias nationaux passent à côté de quelque chose. »

Alors que la presse locale est une source abondante d’histoires positives, celles-ci sont souvent sacrifiées dans les médias nationaux, constate Miriam Donohoe. « Ils ont tendance à donner la priorité aux mauvaises nouvelles et ce sont alors les bonnes qui passent à la trappe. »

Louise Roesingrave dans The Irish Times (Dublin) repris par Courrier International

Et vous, qu’en pensez-vous ?
Trouvez-vous que les médias rapportent trop de mauvaises nouvelles ?
Connaissez-vous des sites de bonnes nouvelles ?
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