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École Émile Cohl - Le Dessin

 

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La Nouvelle école //

30 septembre 2016

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Cette semaine, nous nous intéressons à quatre jeunes diplômés (promotion Jean Claverie - 2015) qui publient leurs premiers livres. Il s'agit, pour trois d'entre eux, rien de moins que leur projet de diplôme. Tous les quatre travaillent dans le même atelier, Millefeuille, qu'ils ont créé aussitôt après leur sortie de l'école. Témoignages.




De gauche à droite : Yann Rambaud, Elodie Perrotin, Lilas Cognet (assise) et Nicola Bernardelli



Ces jeunes diplômés qui signent leurs premiers livres





© Nicola Bernardelli


« Le job dating de l'école aide beaucoup à se faire connaître »
 
"Je viens du nord de l’Italie, à Vérone, où les lieux restent imprégnés d’une mythologie locale très riche, peuplée d’orcs et de fées. C'est dans cette terre natale que je puise mon inspiration. A travers mes images, on sent bien que je viens de là-bas ". Il faut croire qu'Amaterra a été sensible à cette cohérence que prône Nicolas Bernardelli au sujet de son univers graphique. En juin 2015, l'éditeur qui participait au job dating de l'école a fini par lui proposer une commande : illustrer un Ulysse pour sa collection des "grands textes à hauteur d’enfant" dédiée à l'apprentissage de la lecture.
 
Plus d'un an après être sorti diplômé de l'école, Nicola a trouvé d'autres occasions d'être édité. Il s'est engagé avec les éditions Lapin, sur deux projets pour la collection des "Contes du lièvre blanc" : Les Trois frères et le dragon, et Le Grand loup noir, que l'auteur de ces contes, tout bonnement rencontré dans la cage d'escalier de l'atelier Millefeuille, lui a proposé d'illustrer. Et cependant, il cherche aussi à se faire une expérience avec d'autres médias. Pourquoi pas les magazines nature, traitant de zoologie ou de botanique.
 
D'autres pistes lui viennent de la fréquentation de son atelier. Les cinq autres Cohliens qui l'ont fondé avec lui, tous issus de la même promotion, y ont trouvé une belle émulation collective. "On nous appelle régulièrement - des auteurs, des agences de communication – pour nous proposer des travaux de commande. Publier ses dessins n'est pas difficile, selon moi. Ce qui l'est, c'est d'être publié correctement. Un jeune auteur doit se battre pour être payé décemment. L'atelier nous donne cette entraide nécessaire pour apprendre à négocier".

 
 
© Lilas Cognet

« Il faut se lancer, risquer, jusqu’à trouver un résultat bluffant à montrer »
 
Tout va vite pour Lilas Cognet, qui s'est vue proposer un poste d'enseignant à Emile Cohl aussitôt après avoir décroché son diplôme en 2015. La frontière entre ses études et l'entrée dans la vie professionnelle aura été bien mince : stagiaire de Jérôme Jouvray sur l'animation d'un documentaire diffusé en septembre dernier sur ARTE, elle est aussi co-auteur d'un numéro des Rues de Lyon avec son bouillonnant frangin, Olivier Jouvray, avec qui elle va attaquer un blog BD sur le décryptage du revenu universel inconditionnel dans l'esprit des vulgarisations scientifiques de Marion Montaigne (" Tu mourras moins bête ")…
 
Son projet de diplôme, Dr Henri est débordé, vient d'être publié par l'éditeur indépendant La Palissade. "Je suis partie d’une blague Carambar : quelle est le comble, pour une girafe ? Attraper un torticolis. Je l’ai déclinée pour différents animaux, qu’un docteur allait guérir à chaque fois, en s’aidant d’objets insolites. J’aime l’illustration jeunesse qui fait sourire, ou qui repose sur l’humour naïf ". Son rapprochement avec cet éditeur basé à la Rochelle est amusant, lui aussi. Début juillet, une de ses représentantes s'offre un stage de dessin à Emile Cohl et déambule dans les couloirs où se tenait l'exposition des travaux de fin d'année. Lilas n'a pas eu besoin de la démarcher.
 
La jeune artiste sait défendre son travail :  "Il ne faut pas démarcher les éditeurs sans avoir quelque chose d’abouti et de bluffant à montrer. Ce qui implique de beaucoup travailler son dossier éditeur. Pour cela, il faut se lancer dans des réalisations, se risquer, puis aller jusqu'au résultat qu’on veut." Le corolaire, pour elle, c'est aussi d'éviter de s'installer dans une seule spécialité. "Je préfère que mon dessin ne cesse pas d'évoluer. Sinon, je me sentirais frustrée d'être enfermée dans un seul registre".

 
 
 
© Yann Rambaud

"Je multiplie les projets pour me donner une liberté de choix d'orientation"
 
Pour sa dernière année d’études, Yann Rambaud a avait mis le paquet et aligné dix projets de diplômes d’édition (plusieurs BD et séries d'illustration jeunesse) au lieu d’un. Parmi eux, son Vaisseau spécial a fini par décoller en librairie. L’éditeur Vraoum l'a pris dans son catalogue de BD alternatives, après avoir remarqué ses travaux dans une revue culottée créée en 2007 par la librairie lyonnaise Expérience - "le Projet Bermuda" - qui en envoie chaque année une centaine d'exemplaires à tous les éditeurs franco-belges.
 
"J’ai appris que Vraoum retenait ma BD le jour-même de la remise des diplômes", rigole Yann, en se rappelant la soirée mémorable qu’il avait passé après. Ensuite, il a fallu s’y remettre et dérouler l'histoire d'abord conçue en 10 pages, loufoque, d’une équipe d’aventuriers partis dans l’espace pour une mission secrète dont ils ignorent l’objectif. Au final, il aura fourni 88 pages dessinées sur des gaufriers de cases, chacune devant commencer par la même image. Son Vaisseau spécial s'est posé dans les librairies en avril 2016. Aucun retour à l'éditeur pour l'instant, mais mes demandes de nouveaux tirages.
 
Yann dit avoir d’autres projets en tête : "J’en trouve un par jour ! J'ai pris cette habitude à l’école. C'était, pour moi, la meilleure manière de me donner une grande liberté de choix d'orientation et d'employeurs". Outre la BD humoristique, il garde des fers au feu en illustration jeunesse, commandes de communication, design textile ou expositions. Il veut aussi continuer à se former en motion design et en écriture de scénario. Autre suite logique de son cursus à Emile Cohl, explique-t-il : "L'école met plein d’indices à disposition des étudiants. C’est à eux de s’en saisir pour développer ensuite, suivant leurs goûts, ce que la pratique du dessin leur inspire".


 
 
© Elodie Perrotin


"A l'atelier, je viens chercher une dynamique" 
 
Elle aussi s'est fait repérer à l'école. En juillet 2015, Elodie Perrotin a vu son projet de diplôme en illustration jeunesse sélectionné par le même éditeur que Lilas. La Palissade lui offrira son premier contrat en novembre, pour publication en avril 2016. Timide, récit pour les enfants de 7 ans qu'Elodie a élaboré pour déjouer un trouble qu'elle connaît bien, a été retenu tel quel, sans rien changer aux texte et images. "L'éditeur recherchait des projets aboutis", raconte Elodie. "Je n'ai pas eu à le reprendre".
 
A l'entendre, ses premiers émoluments n'ont pas été folichons. Mais elle a trouvé une bonne compensation : on l'invite à rejoindre les auteurs annoncés en dédicace dans les salons du livre. "Je serai amenée à me déplacer, au cours des prochains mois. Je serai présente à l'Escale du livre de Bordeaux, au Quai des bulles de Saint-Malo, et peut-être aussi au festival de Villeurbanne. Partir à la rencontre des gens ou être appelée pour animer des ateliers d'enfants, cela fait partie des bons côtés de mon métier. J'adore bouger".
 
Nouer des contacts, c'est très bon pour la vie d'artiste. Elodie s'est vu proposer un nouveau contrat. Elle le négociera avec un peu plus d'assurance : "L'atelier crée une dynamique", explique-t-elle. "Au début, chacun de nous a "galéré" sur ses formalités administratives. On se sentait perdus dans nos démarches d’affiliation à l’Agessa, avec qui tout se passe par téléphone. Par exemple : on a eu du mal à comprendre qu’il fallait cotiser dès la première année, tout en n’ayant pas droit, d’emblée, à une couverture sociale. A cinq ou six, on a collecté les renseignements et on les a partagés entre nous."
 
Idem s'agissant des relations avec les éditeurs. "On s’aide à se poser les bonnes questions : comment s'y prendre ? Quelle attitude adopter si on n’est pas d’accord avec sa proposition ? Comment maintenir la bonne distance si on se lie d’amitié avec lui ? " La timidité, elle apprend donc vite à s'en débarrasser…

 

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5
Les anciens Cohliens de l'atelier Millefeuille formulent ces cinq conseils :
- Profiter de ses années d’études pour expérimenter beaucoup de projets différents
- Chercher à avoir sa première expérience de publication avant la fin du cursus
- Ne pas s’enfermer dans un style, varier les médiums
- S’entourer de personnalités inspirantes
- Affronter ses doutes sur l’insertion professionnelle à plusieurs


Informations pratiques 


Nouvelle adresse : 1, rue Félix Rollet 69003 Lyon
Plan de situation
École Émile Cohl et ÉCohlCité, écoles du Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes

 

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