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En direct #32

L'actualité de l'école d'art Émile Cohl // avril 2017 

Au sommaire de ce numéro : l'envol d'Anne-Marie Balaÿ dans le monde de l'animation, les master classes en or des étudiants de 4e année, les Cohliens au Festival du livre jeunesse de Villeurbanne et l'actualité éditoriale de nos anciens étudiants.
Bonne lecture !

Inauguration // Le programme définitif


Voici le programme de la soirée d'inauguration du jeudi 13 avril, à laquelle tous les partenaires et amis de l'école sont conviés :


17 h 30 // Visite officielle.

18 h // Discours de Philippe Rivière, directeur général et fondateur de l'École Émile Cohl, d'Emmanuel Perrier, directeur délégué de l'école, de Catherine Panassier, adjointe au maire du 3e arrondissement de Lyon et de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon.

19 h // Vente aux enchères de dessins d’étudiants organisée par Me Albin Hirn, commissaire-priseur de l'étude Bremens-Belleville.
Les recettes de cette vente seront versées à l'Association des étudiants d'Émile Cohl et ÉCohlCité, dans l'objectif de financer la scolarité des étudiants à faibles ressources.
Lors de cet événement, il sera annoncé la création de la Fondation Graphein, placée sous l’égide de la Fondation Bullukian. Sa vocation sera de soutenir les étudiants de l'École Émile Cohl et d'ÉCohlCité qui font face à des difficultés financières.

20 h // Lancement des animations : concerts de Cohliens, projection « best of » des dessins animés et jeux produits à l’école, stands de caricatures et réalisation d’une fresque.

Master classes //

Adrien Zeppieri et Scott MacCloud confirment leur participation

Ces deux invités de marque interviendront prochainement devant les élèves de 4e année. Du 10 au 14 avril, Adrien Zeppieri, senior digital matte painter chez Framestore, arrivera de Londres pour donner un cours sur le matte painting photoréaliste, appliqué au film et au print. Ce cours sera destiné aux élèves des deux spécialités de Jeu vidéo et Animation. Début juinl'auteur américain Scott McCloud s'adressera quant à lui aux élèves de 4e année d'Édition. 

Adrien Zeppieri, 35 ans, est senior digital matte painter chez Framestore, après avoir exercé ce métier durant plus de deux ans pour le studio MPC.
Il s'est spécialisé dans la peinture numérique de décors, qu'il a notamment réalisés pour les films Exodus, de Ridley Scott, Les Gardiens de la galaxie, de James Gunn et Le Livre de la jungle, de Jon Favreau (Oscar 2017 des meilleurs effets visuels). Ce "soldat de l'industrie des VFX", comme il se définit lui-même, est un ancien Cohlien. Issu de la promotion 2004, il a ensuite suivi la formation spécialisée 3D de l'école.

Né en 1960 à Boston, Scott McCloud est un auteur et théoricien de bandes dessinées rendu célèbre par son essai L’Art invisible (1992). Cette année, il sera l'invité d’honneur de Lyon BD Festival et du musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, qui lui dédie ce mois-ci une exposition.
Scott McCloud  a été récompensé de plusieurs prix importants : prix Will Eisner, prix Harvey, Alph’art du meilleur album étranger au festival d’Angoulême 2000 et prix de la critique de l’ACBD, association de journalistes spécialisés en BD.

Animation //
Anne-Marie Balaÿ a faim de stop motion


Elle est la première des diplômés 2016 à avoir vu son film de fin d'études primé dans un festival. Fin novembre, Anne-Marie Balaÿ avait décroché une mention spéciale du jury à Panam Anim 2016 pour Je mangerais bien un enfant. Ce n'est sans doute pas fini : son court-métrage inspiré d'un livre pour enfants est en lice dans huit festivals, dont ceux d'Annecy, Clermont-Ferrand et Stuttgart. A 30 ans, cette jeune maman de trois enfants a faim de nouvelles expériences en stop motion. Entretien.

Comment vous est venue l'idée de ce film de fin d'études ?
Ce sont mes enfants qui m'en ont inspiré le projet. Il m'arrive souvent de réparer des livres pour la crèche parentale où je les confiais chaque matin avant d'aller à l'école. Un jour, je leur ai lu cette histoire sur un ton rigolo et ça leur a beaucoup plu. Mon fils aîné, Foucauld, la reprenait régulièrement en imitant ma voix, pour amuser sa soeur, et j'ai eu envie d'en faire un film. Au départ, j'avais un projet en 2D, colorisé à l'aquarelle. 
Mes professeurs m'ont poussé à tenter d'autres techniques, en volume, pourquoi pas avec des pâtes alimentaires. A partir de cette suggestion, j'ai essayé d'autres choses, comme des lentilles et des pois cassés pour imiter la peau des crocodiles, ou de la semoule peinte en bleu pour faire de l'eau... Bref, j'ai joué avec des graines !

Comment as-tu procédé ?
J'ai monté mon studio à la maison. J'ai acheté des tréteaux et des plaques en verre, puis j'ai expérimenté la suite.












Je me voyais tout filmer en même temps, décors et personnages. Mais ça ne fonctionnait pas. J'ai alors travaillé séparément les décors. Pour les personnages, j'ai utilisé une grande feuille de papier vert pour les détourer facilement.
Pour le son, Foucauld a prêté sa voix et interprété le narrateur, la maman et le petit crocodile. Comme il ne savait pas encore lire, je lui lisais la phrase et il la répétait (rires). Nous l'avons enregistré chez un musicien, qui a aussi joué devant nous. 

C'était votre première expérience de stop motion. Pas trop risqué ?
Non, car toutes les bases de dessin que j'avais acquises m'ont donné suffisamment d'aisance pour la composition des plans. J'ai aimé cette possibilité de tâtonner. De leur côté, les professeurs m'ont donné des conseils, comme utiliser le logiciel After Effects pour améliorer le rendu de mes prises de vue réelles et ainsi gagner du temps. Il m'a fallu trois mois pour réaliser le film.

Pour la suite ?
J'ai envie d'un nouveau projet en stop motion. Pas suivant la même technique, bien sûr. Je fais actuellement des recherches graphiques que je compte présenter à de grands studios comme Folimage.
Voir son film

Salons //
Les Cohliens en force à la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne

Pour la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne (8-9 avril), nous avons prévu 12 kakémonos réalisés par les étudiants de 2e année, autant d'ateliers pédagogiques animés par nos élèves pour les tout jeunes festivaliers, une exposition de BD documentaire, "Côte à Côte" sur des récits de vie de réfugiés syriens interviewés par les 4e année Edition... Et les dédicaces de Chiaky Miyamoto, Elodie Perrotin, Florian Pigé, Charline Picard et Clémentine Sourdais. Belle implication !
 

Focus // L'univers ensorcelé de Bélonie Ovize

Pour illustrer la documentation 2017-2018 de l'école, nous avions retenu deux gravures de créatures fantastiques de Bélonie Ovize (promotion 2016). Décryptage, par l'auteur.


"Ces illustrations sont tirées d'une série de sept gravures, réalisées à l'occasion d'un stage chez l'un de mes professeurs, Gilbert Houbre, au printemps 2016", raconte Bélonie Ovize, 24 ans. "Je voulais représenter un voyage dans une Afrique imaginaire, peuplée de bêtes fantastiques, de sorcières et de chamanes, et dans laquelle j'allais trouver une prolifération de détails, un enchevêtrement de motifs et de textures. Mon Afrique à moi. Je cherchais quelque chose d'original, de personnel et qui - surtout - me plaise.
Au cours de ce stage, les gravures les plus réussies ont été faites d'instinct, directement à la pointe sèche, sans aucun crayonné sur les plaques de cuivre ou de zinc".

 











 

Un café de la place des Célestins expose depuis l'été ces fameux dessins. Avant de les y accrocher, fin juin, Bélonie les avait présentés lors de son examen final, en plus de son projet de livre illustré.
La voici rentrée d'un voyage de près de trois mois en Asie, sac au dos, qu'elle s'était promis de faire une fois son diplôme en poche. Elle en revient enrichie de nouvelles approches du dessin, apprises dans un temple bouddhiste où elle s'est formée à la technique du bas-relief en métal.  Elle prépare actuellement une exposition de gravures, de peintures à l'huile et de bas-reliefs ensorcelés qu'on vous recommande d'avance !
 
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ÉCohlCité // Projet de diplôme sous le regard des riverains

Les 13 élèves de 3e année ont trois semaines pour venir à bout de ce projet de groupe diplômant : réaliser une fresque de plusieurs mètres, représentant une chaîne de production d'usine sur laquelle chaque carton fait référence à un domaine enseigné à ÉCohlCité. Les professeurs de peinture murale se relaient chaque jour pour diriger ce chantier, sous le regard des voisins.
 

Premiers livres // Les petits traits de Charlotte Rousselle

Fin mars, Charlotte Rousselle (promotion 2015) a remporté le concours d’auteurs illustrateurs du Département du Rhône, qui avait lancé fin 2016 le projet « Bébé lecteur », consistant à distribuer leur premier album à 6.000 enfants nés, âgés de moins de 3 ans ou adoptés en 2016.
Synospis de son livre, Petit trait, co-signé avec Amélie Métral : Petit trait découvre qu'il peut être ce qu'il veut, au gré de ses émotions. Félicitations !

Illustrations : DR, Bélonie Ovize, Anne-Marie Balaÿ, Charlotte Rousselle, École Émile Cohl, Département du Rhône.

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